MONTRICHARD, fait un geste de joie, puis après avoir lu la dépêche. Ah! Madame la comtesse!... à moi la revanche!
LA COMTESSE. Que voulez-vous dire?
MONTRICHARD. Vous triomphiez, tout à l'heure!... mais à la guerre la fortune est changeante, et malgré votre esprit et vos ruses, le sort de monsieur de Flavigneul est encore entre mes mains; oui, grâce à ces dépêches que m'envoie monsieur le maréchal, je puis forcer le fugitif, en quelque lieu qu'il[[191]] soit, à se remettre lui-même en mon pouvoir!
LA COMTESSE, avec trouble. Vous.... Comment?...
MONTRICHARD. C'est mon secret! A chacun son tour, madame la comtesse!... Je veux seulement avant mon départ, vous montrer que je sais me venger.... Monsieur de Grignon, je vais prévenir votre oncle pour qu'il vienne lui-même vous rendre à la liberté.... Au revoir, madame la comtesse! (Il sort.)
SCÈNE XIV
DE GRIGNON, LA COMTESSE, LÉONIE, puis HENRI.
LA COMTESSE. Que m'as-tu dit? Henri!
LÉONIE. Il est là.