Je viens vers vous, mon cher Elskamp
Comme un pauvre varlet de cœur et de joie
Vient vers le beau seigneur qui campe
Sous sa tente d'azur et de soie.
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However I believe Moréas was a real poet, and, being stubborn, I have still an idea which gor embedded in my head some years ago: I mean that Klingsor is a poet. As for the Elskamp phase and cult, I do not make much of it. Jean de Bosschère has written a book upon Elskamp, and he assures me that Elskamp is a great and important poet, and some day, perhaps, I may understand it. De Bosschère seems to me to see or to feel perhaps more keenly than any one else certain phases of modern mechanical civilization: the ant-like madness of men bailing out little boats they never will sail in, shoeing horses they never will ride, making chairs they never will sit on, and all with a frenzied intentness. I may get my conviction as much from his drawings as from his poems. I am not yet clear in my mind about it. His opinion of Max Elskamp can not be too lightly passed over. Vide infra "De Bosschère on Elskamp."
OF OUR DECADE
Early in 1912 L'Effort, since called L'Effort Libre, published an excellent selection of poems mostly by men born since 1880: Arcos, Chennevière, Duhamel, Spire, Vildrac, and Jules Romains, with some of Léon Bazalgette's translations from Whitman.
SPIRE
(born 1868)
André Spire, writing in the style of the generation which has succeeded him, is well represented in this collection by his "Dames Anciennes." The contents of his volumes are of very uneven value: Zionist propaganda, addresses, and a certain number of well-written poems.
DAMES ANCIENNES
En hiver, dans la chambre claire,
Tout en haut de la maison,
Le poêle de faïence blanche,
Cerclé de cuivre, provincial, doux,
Chauffait mes doigts et mes livres.
Et le peuplier mandarine,
Dans le soir d'argent dédoré,
Dressait, en silence, ses branches,
Devant ma fenêtre close.
—Mère, le printemps aux doigts tièdes
A soulevé l'espagnolette
De mes fenêtres sans rideaux.
Faites taire toutes ces voix qui montent
Jusqu'à ma table de travail.
—Ce sont les amies de ma mère
Et de la mère de ton père,
Qui causent de leurs maris morts,
Et de leurs fils partis.
—Avec, au coin de leurs lèvres,
Ces moustaches de café au lait?
Et dans leurs mains ces tartines?
Dans leurs bouches ces Kouguelofs?
—Ce sont des cavales anciennes
Qui mâchonnent le peu d'herbe douce
Que Dieu veut bien leur laisser.
—Mère, les maîtres sensibles
Lâchent les juments inutiles
Dans les prés, non dans mon jardin!
—Sois tranquille, mon fils, sois tranquille,
Elles ne brouteront pas tes fleurs.
—Mère, que n'y occupent-elles leurs lèvres,
Et leurs trop courtes dents trop blanches
De porcelaine trop fragile!
—Mon fils, fermez votre fenêtre.
Mon fils, vous n'êtes pas chrétien!