Chapter VII. Braddock.
It has been said that Beaujeu, and not Contrecœur, commanded at Fort Duquesne at the time of Braddock's expedition. Some contemporaries, and notably the chaplain of the fort, do, in fact, speak of him as in this position; but their evidence is overborne by more numerous and conclusive authorities, among them Vaudreuil, governor of Canada, and Contrecœur himself, in an official report. Vaudreuil says of him: "Ce commandant s'occupa le 8 [Juillet] à former un parti pour aller au devant des Anglois;" and adds that this party was commanded by Beaujeu and consisted of 250 French and 650 Indians (Vaudreuil au Ministre, 5 Août, 1755). In the autumn of 1756 Vaudreuil asked the Colonial Minister to procure a pension for Contrecœur and Ligneris. He says: "Le premier de ces Messieurs a commandé longtemps au fort Duquesne; c'est luy qui a ordonné et dirigé tous les mouvements qui se sont faits dans cette partie, soit pour faire abandonner le premier établissement des Anglois, soit pour les forcer à se retirer du fort Nécessité, et soit enfin pour aller au devant de l'armée du Général Braddock qui a été entièrement défaite" (Vaudreuil au Ministre, 8 Nov. 1756.) Beaujeu, who had lately arrived with a reinforcement, had been named to relieve Contrecœur (Dumas au Ministre, 24 Juillet, 1756), but had not yet done so.
As the report of Contrecœur has never been printed, I give an extract from it (Contrecœur à Vaudreuil, 14 Juillet, 1755, in Archives de la Marine):—
"Le même jour [8 Juillet] je formai un party de tout ce que je pouvois mettre hors du fort pour aller à leur rencontre. Il étoit composé de 250 François et de 650 sauvages, ce qui faisoit 900 hommes. M. de Beaujeu, capitaine, le commandoit. Il y avoit deux capitaines qui estoient Mrs. Dumas et Ligneris et plusieurs autres officiers subalternes. Ce parti se mit en marche le 9 à 8 heures du matin, et se trouva à midi et demie en présence des Anglois à environ 3 lieues du fort. On commença à faire feu de part et d'autre. Le feu de l'artillerie ennemie fit reculer un peu par deux fois notre parti. M. de Beaujeu fut tué à la troisième décharge. M. Dumas prit le commandement et s'en acquitta au mieux. Nos François, pleins de courage, soutenus par les sauvages, quoiqu'ils n'eussent point d'artillerie, firent à leur tour plier les Anglois qui se battirent en ordre de bataille et en bonne contenance. Et ces derniers voyant l'ardeur de nos gens qui fonçoient avec une vigeur infinie furent enfin obligés de plier tout à fait après 4 heures d'un grand feu. Mrs. Dumas et Ligneris qui n'avoient plus avec eux q'une vingtaine de François ne s'engagerent point dans la poursuite. Ils rentrerent dans le fort, parceq'une grande partie des Canadiens qui n'estoient malheureusement que des enfants s'estoient retirés à la première décharge."
The letter of Dumas cited in the text has been equally unknown. It was written a year after the battle in order to draw the attention of the minister to services which the writer thought had not been duly recognized. The following is an extract (Dumas au Ministre, 24 Juillet, 1756, in Archives de la Marine):—
"M. de Beaujeu marcha donc, et sous ses ordres M. de Ligneris et moi. Il attaqua avec beaucoup d'audace mais sans nulle disposition; notre première décharge fut faite hors de portée; l'ennemi fit la sienne de plus près, et dans le premier instant du combat, cent miliciens, qui faisaient la moitié de nos Français lâcherent honteusement le pied en criant 'Sauve qui peut.' Deux cadets qui depuis ont été faits officiers autorisaient cette fuite par leur exemple. Ce mouvement en arrière ayant encouragé l'ennemi, il fit retentir ses cris de Vive le Roi et avança sur nous à grand pas. Son artillerie s'étant preparée pendant ce temps là commença à faire feu ce qui épouvanta tellement les Sauvages que tout prit la fuite; l'ennemi faisait sa troisième décharge de mousqueterie quand M. de Beaujeu fut tué.
"Notre déroute se présenta a mes yeux sous le plus désagréable point de vue, et pour n'être point chargé de la mauvaise manœuvre d'autrui, je ne songeai plus qu'à me faire tuer. Ce fut alors, Monseigneur, qu'excitant de la voix et du geste le peu de soldats qui restait, je m'avançai avec la contenance qui donne le désespoir. Mon peloton fit un feu si vif que l'ennemi en parut étonné; il grossit insensiblement et les Sauvages voyant que mon attaque faisait cesser les cris de l'ennemi revinrent à moi. Dans ce moment j'envoyai M. le Chevr. Le Borgne et M. de Rocheblave dire aux officiers qui étaient à la tête des Sauvages de prendre l'ennemi en flanc. Le canon qui battit en tête donna faveur à mes ordres. L'ennemi, pris de tous cotés, combattit avec la fermeté la plus opiniâtre. Des rangs entiers tombaient à la fois; presque tous les officiers périrent; et le désordre s'étant mis par là dans cette colonne, tout prit la fuite."
Whatever may have been the conduct of the Canadian militia, the French officers behaved with the utmost courage, and shared with the Indians the honors of the victory. The partisan chief Charles Langlade seems also to have been especially prominent. His grandson, the aged Pierre Grignon, declared that it was he who led the attack (Draper, Recollections of Grignon, in the Collections of the Wisconsin Historical Society, III.). Such evidence, taken alone, is of the least possible weight; but both the traveller Anbury and General John Burgoyne, writing many years after the event, speak of Langlade, who was then alive, as the author of Braddock's defeat. Hence there can be little doubt that he took an important part in it, though the contemporary writers do not mention his name. Compare Tassé, Notice sur Charles Langlade. The honors fell to Contrecœur, Dumas, and Ligneris, all of whom received the cross of the Order of St Louis (Ordres du Roy et Dépêches des Ministres, 1755).