“On ne peut pas toutefois disconuenir qu’il n’y ait eu en méme temps plusieurs Comtes du Palais. Car Eguinard en vne de ses Epîtres, dit en termes exprés qu’Adalard et Geboïn estoient Comtes du Palais en méme temps. Et vn titre de Louys le Debonnaire de l’an 938, qui se lit aux Antiquitez de l’Abbaye de Fulde est souscrit de ce Gebawinus, ou Gebuinus, et de Ruadbertus, qui y prennent qualité de Comtes du Palais.”
NOTE VIII.—CHAP. VI.
The habit of carrying a small wallet when bound on a pilgrimage is one of the oldest customs of the Christian world. This part of the pilgrim’s dress was called afterward an aumoniere, and served either as a receptacle for containing the alms received on the journey, or, when worn by the rich, as a repository for those they intended to give away. The curious fact of Charlemagne having borne one of these wallets to Rome, and of its having been buried with him, is mentioned in the XVth Dissertation on Joinville.
“Cassian traitant des habits et des vétemens des anciens Moines d’Egypte, dit qu’ils se reuetoient d’vn habit fait de peaux de chevre, que l’on appelloit Melotes, et qu’ils portoient ordinairement l’escarcelle et le baton. Les termes de cét Auteur ne sont pas toutefois bien clairs, en cét endroit-là: Vltimus est habitus eorum pellis Caprina, quæ Melotes, vel pera appellatur, et baculus. Car il n’est pas probable que cét habit de peaux de cheure ait esté appellé Pera. Ce qui a donné sujet à quelques Commentateurs de restituer Penula. Neantmoins Isidore et Papias, comme aussi Ælfric dans son Glossaire Saxon, ont écrit aprés Cassian, que Melotis, estoit la méme chose que Pera. Quant à moy j’estime que Cassian a entendu dire que ces Moines, outre ce vétement fait de peaux, auoient encore coûtume de porter vn petit sachet, et vn baton, dont ils se seruoient durant leurs pelerinages. Ce qui ce peut aisement concilier, en restituant le mot appellatur, on le sousentendant, aprés Melotes. Tant y a que Cassian parle du baton des Moines au Chapitre suiuant; et dans l’vne de ses Collations, il fait assez, voir que lorsqu’ils entreprenoient quelque voyage, ils prenoient l’vn et l’autre: Cum accepissemus peram et baculum, vt ibi moris est Monachis vniuersis iter agentibus. Le Moine d’Angouléme ecrit que le corps de Charlemagne, apres sa mort, fut inhumé auec tous ses habits imperiaux, et que pardessus on y posa l’escarcelle d’or, dont les pelerins se seruent ordinairement, et qu’il auoit coûtume de porter lorsqu’il alloit à Rom: et super vestimentis Imperialibus pera peregrinalis aurea posita est, quam Romam portare solitus erat. D’où il resulte que le baton et l’escarcelle ont toûjours esté la marque particuliere des Pelerins, ou comme parle Guillaume de Malmesbury Solatia et indicia itineris.
“Les Pelerins de la Terre Sainte, auant que d’entreprendre leurs pelerinages, alloient rcecuoir l’escarcelle et le bourdon des mains des Prestres dans l’Eglise.
“Et cela s’est pratiqué mémes par nos Rois, lorsqu’ils ont voulu entreprendre ces longs et facheux voyages d’outremer. Car aprés auoir chargé leurs épaules de la figure de la Croix, ils auoient coûtume de venir en l’Abbaye de S. Denys, et là, aprés la celébration de la messe, ils receuoient des mains de quelque Prelat le baton de Pelerin et l’escarcelle, et memes l’Oriflamme, ensuite dequoy ils prenoient conge de S. Denys, Patron du Royaume.”