APPENDIX.

The following is an extract of a letter from the young Prince of Montenegro, addressed to the Consuls of the Great Powers. The sentiments which it expresses are creditable enough, and, did his acts corroborate his words, he would be well entitled to the sympathy which he demands.

Cettigné, le 30 juillet 1861.

Monsieur le Consul,

A l'occasion de la récente et grave mésure prise par la Turquie envers le Montenégro, je crois devoir rompre le silence et faire connaître succinctement à MM. les Consuls des Grandes Puissances qu'elle a été tenue depuis un an par le Montenegro vis-à-vis de l'empire ottoman.

Depuis mon avènement j'ai employé tout mon pouvoir à maintenir la tranquillité. Sur les frontières je n'ai rien négligé pour éloigner tout motif de collision, pour calmer les animosités séculaires qui séparent les deux peuples, en un mot, pour donner à la Turquie les preuves les plus irréfragables de meilleur voisinage.

Dans une occasion toute récente je me suis rendu avec empressement au désir exprimé par les Grandes Puissances de me voir contribuer autant qu'il était dans mon pouvoir au soulagement des malheureux enfermés dans la forteresse de Niksich. J'ai été heureux de pouvoir en pareilles circonstances donner une preuve de déference aux Grandes Puissances, et de pouvoir répondre, comme il convenait à un souverain et un peuple chrétien, à l'appel fait à ses sentiments d'humanité. Je ne me suis point arrêté devant la considération d'un intérêt personnel.


LONDON
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