Saxo Grammaticus represents Odin sometimes as a magician, sometimes as an evil dæmon, sometimes as a high priest or pontiff of heathenism, who imposed so powerfully upon the people around him as to receive divine honors. Thor also is treated as having been an evil dæmon. (See Lexicon Mythologic. ut supra, pp. 567, 915.)

Respecting the function of Snorro as logographer, see Præfat. ad Eddam, ut supra, p. xi. He is much more faithful, and less unfriendly to the old religion, than the other logographers of the ancient Scandinavian Sagas. (Leitfaden der Nordischen Alterthümer, p. 14, by the Antiquarian Society of Copenhagen, 1837.)

By a singular transformation, dependent upon the same tone of mind, the authors of the French Chansons de Geste, in the twelfth century, turned Apollo into an evil dæmon, patron of the Mussulmans (see the Roman of Garin le Loherain, par M. Paulin Paris, 1833, p. 31): “Car mieux vaut Dieux que ne fait Apollis.” M. Paris observes, “Cet ancien Dieu des beaux arts est l’un des démons le plus souvent désignés dans nos poëmes, comme patron des Musulmans.”

The prophet Mahomet, too, anathematized the old Persian epic anterior to his religion. “C’est à l’occasion de Naser Ibn al-Hareth, qui avait apporté de Perse l’Histoire de Rustem et d’Isfendiar, et la faisait réciter par des chanteuses dans les assemblées des Koreischites, que Mahomet prononça le vers suivant (of the Koran): Il y a des hommes qui achètent des contes frivoles, pour détourner par-là les hommes de la voie de Dieu, d’une manière insensée, et pour la livrer à la risée: mais leur punition les couvrira de honte.” (Mohl, Préface au Livre des Rois de Ferdousi, p. xiii.)

[1035] The legends of the Saints have been touched upon by M. Guizot (Cours d’Histoire Moderne, leçon xvii.) and by M. Ampère (Histoire Littéraire de la France, t. ii. cap. 14, 15, 16); but a far more copious and elaborate account of them, coupled with much just criticism, is to be found in the valuable Essai sur les Légendes Pieuses du Moyen Age, par L. F. Alfred Maury, Paris, 1843.

M. Guizot scarcely adverts at all to the more or less of matter of fact contained in these biographies: he regards them altogether as they grew out of and answered to the predominant emotions and mental exigences of the age: “Au milieu d’un déluge de fables absurdes, la morale éclate avec un grand empire” (p. 159, ed. 1829). “Les légendes ont été pour les Chrétiens de ce temps (qu’on me permette cette comparaison purement littéraire) ce que sont pour les Orientaux ces longs récits, ces histoires si brillantes et si variées, dont les Mille et une Nuits nous donnent un échantillon. C’était là que l’imagination populaire errait librement dans un monde inconnu, merveilleux, plein de mouvement et de poésie” (p. 175, ibid.).

M. Guizot takes his comparison with the tales of the Arabian Nights, as heard by an Oriental with uninquiring and unsuspicious credence. Viewed with reference to an instructed European, who reads these narratives as pleasing but recognized fiction, the comparison would not be just; for no one in that age dreamed of questioning the truth of the biographies. All the remarks of M. Guizot assume this implicit faith in them as literal histories: perhaps, in estimating the feelings to which they owed their extraordinary popularity, he allows too little predominance to the religious feeling, and too much influence to other mental exigences which then went along with it; more especially as he remarks, in the preceding lecture (p. 116), “Le caractère général de l’époque est la concentration du développement intellectuel dans la sphère religieuse.”

How this absorbing religious sentiment operated in generating and accrediting new matter of narrative, is shown with great fulness of detail in the work of M. Maury: “Tous les écrits du moyen âge nous apportent la preuve de cette préoccupation exclusive des esprits vers l’Histoire Sainte et les prodiges qui avaient signalé l’avènement du Christianisme. Tous nous montrent la pensée de Dieu et du Ciel, dominant les moindres œuvres de cette époque de naïve et de crédule simplicité. D’ailleurs, n’était-ce pas le moine, le clerc, qui constituaient alors les seuls écrivains? Qu’y a-t-il d’étonnant que le sujet habituel de leurs méditations, de leurs études, se reflétât sans cesse dans leurs ouvrages? Partout reparaissait à l’imagination Jésus et ses Saints: cette image, l’esprit l’accueillait avec soumission et obéissance: il n’osait pas encore envisager ces célestes pensées avec l’œil de la critique, armé de défiance et de doute; au contraire, l’intelligence les acceptait toutes indistinctement et s’en nourrissait avec avidité. Ainsi s’accréditaient tous les jours de nouvelles fables. Une foi vive veut sans cesse de nouveaux faits qu’elle puisse croire, comme la charité veut de nouveaux bienfaits pour s’exercer” (p. 43). The remarks on the History of St. Christopher, whose personality was allegorized by Luther and Melancthon, are curious (p. 57).

[1036] “Dans les prodiges que l’on admettait avoir dû nécessairement s’opérer au tombeau du saint nouvellement canonisé, l’expression, ‘Cæci visum, claudi gressum, muti loquelam, surdi auditum, paralytici debitum membrorum officium, recuperabant,’ était devenue plûtot une formule d’usage que la rélation littérale du fait.” (Maury, Essai sur les Légendes Pieuses du Moyen Age, p. 5.)

To the same purpose M. Ampère, ch. 14. p. 361: “Il y a un certain nombre de faits que l’agiographie reproduit constamment, quelque soit son héros: ordinairement ce personnage a eu dans sa jeunesse une vision qui lui a révélé son avenir: ou bien, une prophétie lui a annoncé ce qu’il serait un jour. Plus tard, il opère un certain nombre de miracles, toujours les mêmes; il exorcise des possédés, ressuscite des morts, il est averti de sa fin par un songe. Puis sur son tombeau s’accomplissent d’autres merveilles à-peu-près semblables.”