la guerre
Ma sœur, vous souvient-il qu'aux jours de notre enfance,
En lisant les hauts fails de l'histoire de France,
Remplis d'admiration pour nos frères Gaulois,
Des généraux fameux nous vantions les exploits?
En nos âmes d'enfants, les seuls noms des victoires
Prenaient un sens mystique evocateur de gloires;
On ne rêvait qu'assauts et combats; a nos yeux
Un général vainqueur etait l'égal des dieux.
Rien ne semblait ternir l'éclat de ces conquétes.
Les batailles prenaient des allures de fêtes
Et nous ne songions pas qu'aux hurrahs triomphants
Se mêlaient les sanglots des mères, des enfants.
Ah! nous la connaissons, hélas, l'horrible guerre:
Le fléau qui punit les crimes de la terre,
Le mot qui fait trembler les mères à genoux
Et qui seme le deuil et la mort parmi nous!
Mais ou sqnt les lauriers que réserve l'Histoire
A celui qui demain forcera la Victoire?
Nul ne les cueillira: les lauriers sont flétris
Seul un cypres s'élève aux torubes de nos fils.
[[7]] Street urchins of Brussels. How they harassed the Germans and maddened them by mimicking their military manœuvres!