[162] The following method of preparing the temper will be useful in the country of which I am treating, and therefore I think I may be permitted to insert it, although it is long.
“Le barril à lessive étant posé sur la sellette ou sur un trépied, on en bouche le trou avec une quantité de paille longue et entiere, aprés quoi on y met une couche composée des herbes suivantes, aprés les avoir broyées entre ses mains, et aprés les avoir hachées.
“Herbes à blé; c’est une herbe qui croît par touffes comme le blé qui est levé depuis deux ou trois mois, et à qui elle ressemble beaucoup. On arrache la touffe entiere avec sa racine qui est fort petite.
“La seconde se nomme herbe à pique. Cette plante a une tige droite de la grosseur d’un tuyau de plume d’oye et de la hauteur de quinze à dix-huit pouces. Son extrémité porte une feüille comme celle de l’ozeille pour la couleur et pour la consistance, mais qui ressemble entiérement au fer d’une pique.
“La troisiéme est la mal-nommée. C’est une petite herbe déliée, fine et frizée à peu près comme les cheveux des négres.
“On met ces trois sortes d’herbes par portion égale, avec quelques feüilles et quelques morceaux de lianne brûlante. Cette lianne est une espéce de lierre, dont la feüille est plus tendre, plus mince et les bois plus spongieux que le lierre d’Europe. On écrase un peu le bois et les feüilles, avant que de les mettre dans le barril. C’est avec ces quatre sortes d’herbes qu’on garnit le fond du barril jusqu’ à trois pouces de hauteur; on les couvre d’un lit de cendre de pareille épaisseur, et l’on choisit la cendre faite du meilleur bois qu’on ait brûlé, comme sont le chataignier, le bois rouge, le bois caraibe, le raisinier, l’oranger ou autres bois durs, dont les cendres et les charbons sont remplis de beaucoup de sel. On met sur cette couche de cendre une couche de chaux vive de même épaisseur, et sur celle-ci une autre couche des mêmes herbes, ausquelles on ajoûte une ou deux cannes d’inde ou de seguine bâtarde, amorties au feu, et coupées par ruelles de l’épaisseur d’un ecu. Cette plante vient sur le bord des eaux marécageuses, sa tige est ronde d’un pouce ou environ de diamétre; sa peau est fort mince et fort verte; le dedans est blanc, assez compacte, et rempli d’une liqueur extrémement mordicante, qui fait une vilaine tache, et ineffaçable sur le linge et sur les étoffes où elle tombe. Sa feüille est tout-a-fait semblable pour la figure à celle de la porée ou bette, mais elle est plus verte et plus lisse, et ses fibres ne se distinguent presque pas; on ne les met point dans la lessive. Toutes ces herbes sont extrémement corrosives et mordicantes. On remplit ainsi le barril de cendre, de chaux, et d’herbes, par lits jusqu’à ce qu’il soit plein, et on le termine par une couche des mêmes herbes bien broyées et hachées. Quand on se sert des cendres qui viennent de sortir des fourneaux, et qui sont encore toutes brûlantes, on remplit le barril avec de l’eau froide; mais lorsque les cendres sont froides, on fait boüiller l’eau avant que de la mettre dans le barril. On met un pot ou un autre vaisseau sous le trou qui est bouché de paille, pour recevoir l’eau qui en dégoûte, que l’on remet dans le barril, et que l’on fait passer sur le marc qu’il contient, jusqu’à ce que cette lessive devienne si forte que la mettant sur la langue avec le bout du doigt, on ne puisse pas l’y souffrir, et qu’elle jaunisse le doigt, comme si c’étoit de l’eau forte.”—Nouveau Voyage, tom. iv. p. 33 to 35.
[163] A few of the more wealthy planters have sent for large stills from England, and have, of course, found their infinite superiority over those in common use.
Even in the time of Labat, his countrymen were much before the Pernambucan planters respecting the arrangement of the still-houses. They had copper stills.
[164] The alvarà was passed the 21st January, 1809. One to the same effect had been passed on the 22d September, 1758, for the captaincy of Rio de Janeiro; this was extended to other captaincies, at first as a temporary law, but it was afterwards several times renewed; and it was at last allowed to be in force in all the ultra-marine dominions of Portugal, by the alvarà of the 6th July, 1807. However as there were some restrictions attached to this law, that of 1809 was passed. By this last, in the first place, executions cannot be made upon sugar estates which are in a working state and do work regularly, and that have under cultivation that quantity of ground which is requisite for the carrying on of the work of the mill, and for the support of the slaves; executions can only be carried into effect upon one third of the net produce of such plantations; the other two thirds being left for the expences of cultivation, and for the administration, that is, for the support of the owner.
Secondly. Executions can however be made if the debt is equal to or above the value of the estate; but the whole of the slaves, the cattle, the lands, and the implements belonging to the engenho must form one valuation, nor can they be separated; but they must all be taken as parts of the engenho.