[956] ‘D'ailleurs la nation s'étoit accoutumée à se séparer toujours de plus en plus de son gouvernement, en raison même de ce que ses écrivains avoient commencé à aborder les études politiques. C'étoit l'époque où la secte des économistes se donnoit le plus de mouvement, depuis que le marquis de Mirabeau avoit publié, en 1755, son Ami des Hommes.’ Sismondi, Hist. des Franç. vol. xxix. p. 269. Compare Tocqueville, Règne de Louis XV, vol. ii. p. 58. In this same year, 1755, Goldsmith was in Paris, and was so struck by the progress of insubordination, that he foretold the freedom of the people; though I need hardly say that he was not a man to understand the movement of the economists. Prior's Life of Goldsmith, vol. i. pp. 198, 199; Forster's Life of Goldsmith, vol. i. p. 66.
[957] In February 1759, he writes to Madame du Boccage: ‘Il me paraît que les grâces et le bon goût sont bannis de France, et ont cédé la place à la métaphysique embrouillée, à la politique des cerveaux creux, à des discussions énormes sur les finances, sur le commerce, sur la population, qui ne mettront jamais dans l'état ni un écu, ni un homme de plus.’ Œuvres de Voltaire, vol. lx. p. 485. In 1763 (vol. lxiii. p. 204): ‘Adieu, nos beaux arts, si les choses continuent comme elles sont. La rage des remontrances et des projets sur les finances a saisi la nation.’ Many of the ablest men being thus drawn off from mere literary pursuits, there began, about twenty years before the Revolution, a marked deterioration in style, particularly among prose writers. Compare Lettres de Dudeffand à Walpole, vol. ii. p. 358, vol. iii. pp. 163, 299; Mém. de Genlis, vol. ii. p. 374, vol. v. p. 123, vol. viii. pp. 180, 275; Mercier sur Rousseau, vol. ii. p. 151.
[958] Georgel, who hated Turgot, says of him: ‘son cabinet et ses bureaux se transformèrent en ateliers où les économistes forgeoient leur système et leurs spéculations.’ Mém. de Georgel, vol. i. p. 406: see also Blanqui, Hist. de l'Écon. Politique, vol. ii. pp. 96–112; Condorcet, Vie de Turgot, pp. 32–35; Twiss, Progress of Political Econ. pp. 142 seq.
[959] Sismondi, under the year 1774, notices ‘les écrits innombrables que chaque jour voyoit éclore sur la politique, et qui avoient désormais remplacé dans l'intérêt des salons ces nouveautés littéraires, ces vers, ces anecdotes galantes, dont peu d'années auparavant le public étoit uniquement occupé.’ Hist. des Français, vol. xxix. p. 495; and a similar remark in Schlosser's Eighteenth Century, vol. ii. p. 126.
[960] See the account, written in Feb. 1781, in Grimm, Corr. Lit. vol. xi. 260, where it is said of Necker's Compte Rendu, ‘La sensation qu'a faite cet ouvrage est, je crois, sans exemple; il s'en est débité plus de six mille exemplaires le jour même qu'il a paru, et depuis, le travail continuel de deux imprimeries n'a pu suffire encore aux demandes multipliées de la capitale, des provinces, et des pays étrangers.’ Ségur (Souvenirs, vol. i. p. 138) mentions, that Necker's work was ‘dans la poche de tous les abbés, et sur la toilette de toutes les dames.’ The daughter of Necker, Madame de Staël, says of her father's work, Administration des Finances, ‘on en vendit quatre-vingt mille exemplaires.’ De Staël sur la Révolution, vol. i. p. 111.
[961] The expression of the Baron de Montyon: see Adolphus's History of George III. vol. iv. p. 290; and on the revolutionary tendency of Necker's financial works, Soulavie, Règne de Louis XVI, vol. ii. pp. xxxvii. xxxviii., vol. iv. pp. 18, 143. Necker published a justification of his book, ‘malgré la défense du roi.’ Du Mesnil, Mém. sur Le Brun, p. 108.
[962] So far as I remember, there is not a single instance in any of his works; and those who assail him on this ground should adduce the passages on which they rely, instead of bringing vague general charges. Compare Life of Rousseau, in Brougham's Men of Letters, vol. i. p. 189; Stäudlin, Gesch. der theolog. Wissenschaften, vol. ii. p. 442; Mercier sur Rousseau, 1791, vol. i. pp. 27–32, vol. ii. pp. 279, 280.
[963] ‘Rousseau, qui déjà en 1753 avoit touché aux bases mêmes de la société humaine, dans son Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes.’ Sismondi, vol. xxix. p. 270. Schlosser (Hist. of the Eighteenth Century, vol. i. p. 138) notices ‘the entirely new system of absolute democracy which was brought forward by J. J. Rousseau;’ see also p. 289, and Soulavie, Règne de Louis XVI, vol. v. p. 208.
[964] Napoleon said to Stanislas Girardin respecting Rousseau, ‘sans lui la France n'auroit pas eu de révolution.’ Holland's Foreign Reminiscences, Lond. 1850, p. 261. This is certainly an exaggeration; but the influence of Rousseau was, during the latter half of the eighteenth century, most extraordinary. In 1765, Hume writes from Paris: ‘It is impossible to express or imagine the enthusiasm of this nation in his favour; … no person ever so much engaged their attention as Rousseau. Voltaire and every body else are quite eclipsed by him.’ Burton's Life of Hume, vol. ii. p. 299. A letter written in 1754 (in Grimm, Correspond. vol. i. p. 122) says that his Dijon Discourse ‘fit une espèce de révolution à Paris.’ The circulation of his works was unprecedented; and when La Nouvelle Héloïse appeared, ‘les libraires ne pouvaient suffire aux demandes de toutes les classes. On louait l'ouvrage à tant par jour, ou par heure. Quand il parut, on exigeait douze sous par volume, en n'accordant que soixante minutes pour le lire.’ Musset Pathay, Vie de Rousseau, vol. ii. p. 361. For further evidence of the effect produced by his works, see Lerminier, Philos. du Droit, vol. ii. p. 251; Mém. de Roland, vol. i. p. 196, vol. ii. pp. 337, 359; Mém. de Genlis, vol. v. p. 193, vol. vi. p. 14; Alison's Europe, vol. i. p. 170, vol. iii. p. 369, vol. iv. p. 376; Mém. de Morellet, vol. i. p. 116; Longchamp, Mém. sur Voltaire, vol. ii. p. 50; Life of Romilly, vol. i. p. 267; Mem. of Mallet du Pan, vol. i. p. 127; Burke's Works, vol. i. p. 482; Cassagnac, Causes de la Rév. vol. iii. p. 549; Lamartine, Hist. des Girondins, vol. ii. p. 38, vol. iv. p. 93, vol. viii. p. 125; Wahrheit und Dichtung, in Göthe's Werke, Stuttgart, 1837, vol. ii. part ii. pp. 83, 104; Grimm, Correspond. Lit. vol. xii. p. 222; De Staël, Consid. sur la Rév. vol. ii. p. 371.
[965] Sismondi (xxix. p. 20), Lacretelle (XVIIIe Siècle, vol. ii. p. 110), and Tocqueville (Règne de Louis XV, vol. ii. p. 103), give the date 1749; so that 1747, in Biog. Univ. vol. xxvi. p. 46, is apparently a misprint.