However coolly the Duke may have behaved, and coldly his father, at least his brother [the Prince of Wales] has outdone both. He not only went to the play the night the news came, but in two days made a ballad. It is in imitation of the Regent's style, and has miscarried in nothing but the language, the thoughts, and the poetry. Did not I tell you in my last that he was going to act Paris in Congreve's "Masque"? The song is addressed to the goddesses.
I.
Venez, mes chères Déesses,
Venez calmer mon chagrin;
Aidez, mes belles Princesses,
A le noyer dans le vin.
Poussons cette douce Ivresse
Jusqu'au milieu de la nuit,
Et n'écoutons que la tendresse
D'un charmant vis-à-vis.
II.
Quand le chagrin me dévore,
Vite à table je me mets,
Loin des objets que j'abhorre,
Avec joie j'y trouve la paix.
Peu d'amis, restes d'un naufrage
Je rassemble autour de moi,
Et je me ris de l'étalage
Qu'a chez lui toujours un Roi.
III.
Que m'importe, que l'Europe
Ait un, ou plusieurs tyrans?
Prions seulement Calliope,
Qu'elle inspire nos vers, nos chants
Laissons Mars et toute la gloire;
Livrons nous tous à l'amour;
Que Bacchus nous donne à boire;
A ces deux faisons la cour.
IV.
Passons ainsi notre vie,
Sans rêver à ce qui suit;
Avec ma chère Sylvie
Le tems trop vîte me fuit.
Mais si, par un malheur extrême,
Je perdois cet objet charmant,
Oui, cette compagnie même
Ne me tiendroit un moment.