Le fardeau de chacun sera celui de tous,

La Charité sera la justice entre vous.

Votre ombre ombragera le passant, votre pain

Restera sur le seuil pour quiconque aura faim:

Vous laisserez toujours quelques fruits sur la branche

Pour que le voyageur vers ses lèvres la penche.

Et vous n’amasserez jamais que pour un temps,

Car la Terre pour vous germe chaque printemps,

Et Dieu, qui verse l’onde et fait fleurir ses rives,

Sait au festin des champs le nombre des convives.[253]