At The Hague, in those days, among the many exiled Cavaliers who were generally made welcome at the Court of their young King’s elder sister, was Sir Spencer Compton, not the least distinguished of his gallant race. He was the youngest son of the loyal Earl of Northampton, and when but a child wept bitterly because he could not go forth to battle with his chivalrous brothers, seeing his small fingers could not grasp one of the great wheel-lock pistols of that day.[[32]] With characteristic contempt of concealment, he made no secret of his passion for Mistress Anne. Charles II. himself with his usual love of mischief wrote to Henry Bennet, afterwards Lord Arlington: “I will try whether Sir Spencer Compton be so much in love as you say, for I will name Mrs Hyde before him so by chance except that he be very much smitten it shall not at all move him.”[[33]] We are not told how young Compton stood the test, but it was pretty enough, that love-idyll of youth presented among the sylvan shades of the wooded Hague, though whether from interference or the coldness of the young maid of honour it was destined to fade quickly and pass into the limbo of things forgotten. One would like to know the story, but nothing more remains to us. Another suitor was Lord Newburgh, of whom Sir George Radcliffe wrote from Paris in the spring: “Onely one tould me yesterday a pretty story of him yt he must marry Mr Chancellor’s daughter (who waites of ye Princesse Royale) and so by ye Chanc: meanes be engaged in all the Scots affaires. The Chanc: has much talke of him at ye Pallais Royale where he is thought to be a powerfull man at ye Court at Cologne. A person of honour would needs persuade me that ye Princesse Royall had provided for 3 of his children (which was 2 more than I had heard on).” Here there is a touch of the jealousy of Hyde’s influence and prosperity which was afterwards so widely spread.
[32]. Sir Philip Warwick.
[33]. Evelyn’s “Correspondence.”
We hear also of some sentimental passages with the conquering Harry Jermyn, who was said, on what authority it is now difficult to decide, to have been afterwards privately married to the Princess Mary. The same story, by the way, was told of his uncle, the elder Jermyn, and Queen Henrietta.
How far, however, the heart of the maid of honour was really concerned in these fleeting love affairs it is useless to conjecture. She was probably ready enough to be amused, and, conscious that she was not a beauty, to be flattered at such homage.
She was not idle, either; she was always fond of writing and ready with the pen, and at some time during her service—there is no date attached—Anne bethought her to set down in writing the character of her royal mistress. The manuscript is not in the girl’s own hand, but it is endorsed: “Pourtrait of ye Princess Royall drawne by Mrs Anne Hyde.”
“Ceux qui connoissent l’admirable Princesse dont j’entreprend le portrait trouveront bien étrange qu’une personne si peu capable que moy, de la bien representer oze l’hazarder a un si grand ouvrage et on m’accusera assurement de vanité ou de folie. Mais comme j’y suis toute preparée cela ne m’exonnera pas ni ne m’empêchera de commencer comme je ‘avois resolue, en vous disant qu’elle a la taille la plus belle et la plus libre du monde et qu’oy qu’Elle n’est pas des plus grandes il s’en voy beaucoup plus au dessous qu’au dessus de la Sienne elle a les cheveux d’un fort beau brun fort lustre et en grande quantité, les yeux grands et si beaux et brillans qu’on a de la peine a en supporter l’esclar. Son nes est un peu grand mais si bien fait que cela n’otte rien de la beauté de son visage. Sa bouche est fort belle, et les lèvres des plus vermeilles que l’on puisse voir, les dens belles, le tour du visage parfaitement beau, et le teint se uniet si beau qu’il ne se puisse rien voir au monde qui l’égalle, la gorge belle, les bras et les mains de mesme. Enfin on vois en toute sa personne quelque chose de si grande et de si relevée que sans la connoistre on verroit combien elle est au dessus du reste du monds. Elle a meilleure mine que personne, et quoy qu’Elle a asses de douceur pour luy gaigner le cœur de tous ceux qui la voyent. Elle a aussi une certaine fierte qui luy fait craindre et respecter de tous le monde et qui sied fort bien a une personne de sa condition. Pour son intérieur il est tellement impossible de la connoistre, qu’il est bien difficile pour moy d’y bien reussir; pour de l’esprit, Elle en a infiniment mais de l’esprit vif et penetrant et qui la rend de la meilleure humeur du monde, quand Elle veut obliger ceux avec qui Elle se trouve; mais quand Elle ne se plait pas, Elle est tout a fait retirée, ne pouvant se contraindre pour qui que se soit quoy qu’Elle est generallement civile, mais Elle regarde la contrainte comme une chose peu necessaire aux personnes de sa qualité, les croyans plus faits pour eux mesmes, que pour les autres; Et c’est ce qui est cause qu’Elle parle moins que personne quand Elle est dans des Compagnies ou Elle ne veut pas estre tout a fait familière; cela fait a croire a ceux qui ne la connoissent pas qu’Elle est plus glorieuse qu’Elle n’est en effet, il est vray qu’Elle l’est un peu mais il ne luy mésied point, car il y a asseurement une espèce de gloire qui est necessaire à toutes les femmes et sur toutes a celles de sa naissance: Elle est tout a fait genereuse, et oblige de bonne grace ceux pour qui Elle a de l’amitié, il est vray qu’Elle n’en a pas pour beaucoup, mais Elle est parfaitement bonne amie où elle en fait profession et ne change jamais, à moins que de luy donner grand sujet, mais quand Elle a une fois mauvaise opinion d’une personne pour qui Elle a eue de l’amitié, on ne se remet jamais bien avec Elle, quoy qu’en apparence Elle vit fort bien avec eux; ce qui marque qu’Elle est plus dissimulée qu’Elle ne croit. Elle est asses colere qu’oy qu’Elle ne le temoigne guere car en ses humeurs la Elle se renferme des apres diners entieres sans voir qui que se soit; Elle parait plus indifferente que personne, mais ceux qui ont l’honneur de la voir souvent, peuvent remarquer qu’Elle n’est pas incapable des sentimens de l’amitié et de la haine: Elle ne se mocque jamais de qui que se soit, ni ne rompe jamais en visière, mais Elle n’est pas faschée de faire de petites malices, qui peuvent mettre ses gens en peine mais c’est tousjours a ceux dont Elle connoit tout a fois les humeurs. Elle est fort constante en ses resolutions, un peu trop quelque fois, car il y a des temps on cela va jusques à l’opiniotreté; Elle ne se mele jamais des affaires d’autruy, si ce ne’est qu’on luy en parle le premier, et alors Elle est tout a fait secrete, et donne ses avis avec toute la franchise imaginable. En fin Elle a toutes les qualites requises pour rendre une personne parfaite; car outre ce que j’ay deja dit, Elle danse mieux que qui se soit, mais Elle est un peu paresseuse, ce qui est cause qu’Elle songe moins à se diverter que personne, et qu’Elle aime mieux passer son temps toute seule dans sa Chambre que de prendre la peine de s’ajuster pour une assemblée, quoy qu’Elle y reusset mieux que personne n’a jamais fait. Je n’aurois jamais fait si je voulois entreprendre à depeindre toutes les admirables qualités de cette grande Princesse. Je me contenteray donc de finir en la supliant tres humblement de pardonner toutes les fautes d’une Portrait, qu’il est impossible de rendre aussi parfait que son original, set qu’Elle aura la bonté de se souvenir, que celle qui l’a fait est tellement dediée à son service qu’Elle se croit seulement heureuse parcequ’Elle est sienne, et qu’elle ne plaint son faut d’esprit et de jugement que parcequ’ils l’empeschent de representer comme elle doit les admirables qualites de sa maitresse.”[[34]]
[34]. MS. 276, Egerton, 2542.
If the flattery contained in this portrait may be termed excessive, yet something is due to the customs of the period, which almost enjoined language of the kind. At the same time, Mary’s pride of demeanour is insisted on in a way that betrays some sense of injury, though this is carefully veiled. Later we know Anne was to suffer from the wrath and indignation of her mistress, but there is no reason to suppose that when she wrote these words she did not feel a very real affection for the Princess, who had braved her own mother’s anger and surmounted various difficulties for the sake of the writer. And moreover Mary, Princess of Orange, was a Stuart. If she was haughty, imperious, at times wayward, yet she had her share of the haunting, ineffable charm of her doomed race, the charm which attracted the homage of heart and life of those round her, and bound them to her with an imperishable chain. On the same theme the maid of honour also ventured into poetry, at any rate into rhyme. The effusion may possibly be ascribed to the same date.
“Heroic nymph! in tempests the support,