«Autant l'intérieur du petit bourg de Porto-venere et les rochers qui l'environnent sont a l'abri des tempêtes, autant les parties extérieures sont exposées aux coups de mer les plus violens, lorsqu'elles sont en proie au deux terribles vents d'Afrique et à celui du sud-est. Ce dernier en particulier soulève les flots avec tant de violence et à une telle hauteur contre les écueils qui servent de défense à ce petit terrain, que la mer semble menacer de l'engloutir. J'ai été le témoin d'un de ces orages, et quoique je fusse à l'abri de tout danger, je ne pourroit vous representer l'horreur que me fit éprouver ce spectacle. J'ai voulu prendre avec exactitude la hauteur moyenne de l'élevation des flots dans les plus violens coups de vent; et quand je vous en parlerai vous serez étonné de leur force et de l'étendue de leurs effets. Les rochers qui sont à la partie méridionale de Porto-venere se rongent et se détruisent peu-à-peu de même que les trois isles voisines Tiro, le petit Tiro, et Palmarin. On le remarque surtout dans cette dernier: les bords voisins de la terre ont une pente douce; ils sont couverts d'arbres et de plantes, tandis que la partie opposée est déserte et inaccessible couverte de précipices, de ruines et d'horreurs; les autres parties du rivage sont renfermées par la rivière du ponent et par celle du levant, de même que celles qui s'approchent des côtes de Provence. Il me paroît que la mer a beaucoup gagné sur le terre dans ces parages; et pour parler seulement de Palmarin, la plus grande, et la plus remarquable des trois îsles que j'ai nommées, je crois être suffisamment fondé pour conclure que la même pente facile et longue qu'on observe du côte de la terre avoit aussi existé du côte de la mer; mais que cette dernière avoit été détruite par les orages, qui se sont succédés pendant le cours de siècles. La vue réfléchie de ces trois îsles me force à les regarder comme ayant été autre fois réunies, et formant une îsle seule par leur réunion, ou plutôt comme une presqu'île attenante à Porto-Venere.»

We have a still more interesting observation made upon this same coast of Italy, by a naturalist to whom the world is much indebted for his excellent remarks upon what he has, by his great industry, brought to light. I mean the Chevalier de Dolomieu; where-ever he goes, natural history reaps the benefit of the most enlightened observations. We are now to avail ourselves of his Mémoire sur les Iles Ponces.

The pumice islands form part of a chain of land that may be traced forming a circular line from the cape Missene to the mount Circello at the other side of the Gulf of Gaeta. The islands of Ischia and Procida, which form part of this chain of land, might, from the inspection of the map, be allowed as having once formed a continuation of the land from the continent of Italy, even without the testimony of natural history, that traces this connection from the materials of those masses which now are separated.

The pumice islands form the middle part of that chain, and are the farthest removed from that continent of which it is probable they once formed a part. They are connected with the promontory of Missene on the one hand, as being of the same or similar volcanic origin, and on the other with mount Circello, by a curious circumstance in the island Zanone, which, but a little more of the devouring operation of the sea, would have concealed from our observation.

The island of Ventotiene, which is the nearest of them to Ischia, would appear to be the ancient island of Pendataria, in which Julia was confined. The marks of degradation in this island, I would wish to give in the Chevalier's own words, (p. 52.)

«Cette îsle continue à être devorée par la mer, elle l'attaque dans toutes les parties de son contour, où elle trouve peu de resistance, et elle ne cesse de creuser, principalement, tous les escarpemens du nord. Il paroît, par les vestiges des antiquités qui sont sur la pointe dite di Nevola, que sous l'Empire de César cette îsle avoit encore une étendue plus considérable. Il s'y fait journellement des éboulemens; on peut prévoir qu'elle diminuera progressivement, qu'elle se divisera, et que dans les temps à venir elle sera réduite aux rochers de laves qui la supportent, et qui seuls peuvent résister, pendant une longue suite de siècles, à tous les efforts des flots; ce ne sera sûrement pas la seule terre que le temps et la mer auront dévorée, et que les vicissitudes de la nature ont fait disparoître avant que l'histoire en ait pu constater l'existence.»

As the island of Ventotiene connects this group of the pumice islands with the continent of Missene, that of Zanone, on the other side, connects them with the continent at mount Circello. Here is a fact of which our author now gives proper evidence.

It would appear that Mount Circello is composed of an alpine limestone. But in the north end of the island of Zanone, the Chevalier de Dolomieu finds a small part of a similar limestone in vertical strata, closely united with the volcanic materials of the islands now under consideration. It is impossible that this portion of calcareous rock could be formed in its present situation, and we have but to examine nature in order to be convinced that this limestone part had been once continued from Mount Circello. Here again I beg leave to give this author's own words, (page 141.)

«Cette réunion de deux matières aussi différentes par leur origine que le font celles qui forment l'Isle Zanone, est une circonstance des plus singuliers. La pierre calcaire ne contient point de coquillages; sa densité sa dureté; son odeur fétide annonce une origine ancienne; elle n'est point formée par un dépôt de nouvelle date; elle diffère des pierres calcaires-coquillière qui recouvrent les volcans du Padouan et du Vicentin, et de celles qui se sont mêlés avec les produits du feu dans les volcans éteintes de la Sicile: les laves ici reposent sur elle: elle paroît donc antérieure à l'époque des irruptions qui ont élevé les îsles ponces. Par sa nature elle est semblable aux pierres du Mont Circé, et à celles de l'intérieure de l'Apennin; il semble que cette portion de montagne calcaire, abstraction faite des matières volcaniques qui lui sont réunies, a appartenu à quelqu'unes des montagnes qui dépendent de la chaine qui traverse l'Italie; car il n'est pas possible que ni elle ni le Mont Circé ayent été formés seules et isolés ainsi que nous les voyons. Mais quand ont-ils été détachées? étoient-ils déjà isolés lorsque les feux ont commencé la formation des îsles ponces? ou seroit-ce la même révolution qui les auroit séparés du continent, et qui a opéré le désordre que nous voyons dans ces îsles volcanique? On ne peut former sur toutes ces questions que des conjectures bien vagues.»

Our present inquiry is only with regard to the operation of those causes which we now perceive to be acting upon the coasts of the land; which must be considered as having been operating for a long time back, and which must be considered as continuing to operate. One example more I wish to give, not only as it is much to the purpose, and properly described, but because it contains the natural history of a coast well known from the circumstance of the Giant's Causeway which it contains; a coast composed of stratified chalk indurated and consolidated to a species of marble or lime-stone, and of great masses of basaltes or columnar whin-stone. Now, though our present object is not the formation of land, yet, knowing the mineral constitution of this land, the coast of which we are considering as having been worn by the action of the sea, the view here to be given, of the white marble and basaltic cliffs, is satisfactory in the highest degree. It is from Letters concerning the Northern Coast of the County of Antrim, by the Reverend William Hamilton, A. M.