«Ces deux inclinaisons ne sont pas les seules que l'on observe dans le bancs du mont Saleve, ils en ont encore une troisième; ils sont relevés vers le milieu de la longueur de la montagne, et descendent de là vers ses extrémités. Cette pente, qui sur le Grand Saleve n'est pas bien sensible, devient très remarquable au Petit Saleve, et même très rapide à son extrémité. Les dernières couches au nord au dessus d'Étrembières descendent vers le nord-nord-est, sous un angle de 40 au 50 degrés.

«On verra, dans le cours de cet ouvrage, combien le montagnes calcaires ont fréquemment cette forme.

«§ 235. Outre ces grandes couches qui constituent le corps de la montagne, et qui peuvent en général être mises dans la classe des couches horizontales, on en trouve d'autres dont l'inclinaison est absolument différente. Elles sont situés au bas de Grande Saleve du coté qui regarde notre vallée; on les voit appliquées contre les tranches inférieures des bancs horizontaux ou très-inclinées en appui contre la montagne.

«Ces couches s'élèvent en quelques endroits, par exemple, entre Veiry et Crévin, à peu-près à la moitié de la hauteur du Grande Saleve. Celles qui touchent immédiatement la montagne, sont le plus inclinées; on en voit là de verticales et même quelque fois de renversées en sens contraire, qui sont soutenues par le plus extérieures. Celle ci font avec l'horizon un angle de 60 à 65 degrés. Ces couches sont souvent très étendues, bien suivies, et continues à de très-grandes distances. Leur assemblage forme une épaisseur considérable au pied de la montagne. Elles ont cependant été rompues, et manquent même totalement dans quelques places. Cela même donne la facilité de les bien observer, parce qu'en se postant dans ces intervalles, on peut les prendre en flanc, et voir distinctement leurs tranches, et tout leur structure.

«On observe ces couches non-seulement au pied de rocs nuds du Grand Saleve, mais encore dans la partie de sa pente qui est boisée par exemple au dessous de la croisette, le chemin qui de ce hameau descend au village de Collonge, passe sur les couches inclinées, comme celles que je viens de décrire.»

In § 237, the description is continued.

«En suivant le pied de la montagne entre le Coin et Crévin, on voit reparaître nos couches verticales ou très inclinées qui vis à vis du Coin, ont été détruites comme je viens de le dire. Ces couches là ou elles sorte que l'on peut comparer toutes les couches de la montagne à celles d'un jeu de cartes ployé en deux suivant sa longueur.»

In considering the chains of the Jura, on the west side of that which looks to the lake, our author has the following interesting observations, p. 275.

«Les chaînes dont il est composé, à mesure qu'ils s'éloignent de la haute ligne orientale perdent graduellement de leur hauteur et de leur continuité; le plus occidentales ne forment pas, comme la premiere, des chaînes de montagnes élevée et non interrompues; ce sont des monticules allongés il est vrai, mais isolés ou qui du moins ne sont unis que par leurs bases.

«§ 338. Leur structure n'est pas la même dans toute l'étendue du Jura. La forme primitive la plus générale ressemble cependant à celles de la haute chaîne; c'est-à-dire, que ce sont de voûtes, composées et remplies d'arcs concentriques.