Religion s’asseurent en France.
APPENDIX XXXIII
[P. 474, n. 2]
BIBLIOTHEQUE D L’INSTITUT, COLLECTION GODEFROY
Vol. 256, fo. 83 recto, no. 45 du catalogue
[Le duc d’Anjou à Charles IX][1781]
[Camp devant La Rochelle, 17 février 1573].[1782]
Monseigneur. Par le jeune Seguier que j’ay depesché depuis deux jours devers Vostre Majesté, elle aura entendu comme j’estois sur le poinct envoyer devers icelle le Sr de Bourrique, l’un de mes maistres d’hostelz, pour la sattisfaire de tout ce que je pouvois avoir à luy faire entendre de l’estat de ceste armée. Suivant ce, je l’ay presantement faict partir si bien instruict de touttes choses que je ne doubte qu’il ne luy en sçache rendre très bon compte. Me restera à supplier, comme je fais très humblement, Vostre Majesté le voulloir en ce qu’il vous dira de ma part oyr avec la mesme foy et creance dont elle a tousjours voullu m’honnorer. J’ay veu ce qu’il luy a pleu me mander par sa depesche du XIme de ce mois sur la proposition que aucuns avoient faicte de donner la charge de vostre armée de mer à mon frere Monsr le Duc et au Roy de Navarre chose que je rejectay aussi tost pour les mesmes considérations, que Vostredicte Majesté a bien sceu prendre, et n’estois pour le permectre en aucune sorte, de maniere que Vostredicte Majesté demourera, s’il luy plaist, en repos de ce cousté la.
Monseigneur, je supplie le Createur donner à Vostredicte Majesté en très bonne santé et prosperité tres longue et tres heureuse vye.