"Mon cher Jean Jacques,

"Vous avez renoncé à Genève, votre patrie. Vous vous êtes fait chasser de la Suisse, pays tant vanté dans vos écrits; la France vous a décrété; venez donc chez moi. J'admire vos talens; je m'amuse de vos rêveries qui (soit dit en passant) vous occupent trop et trop longtemps. Il faut à la fin être sage & heureux; vous avez fait assez parler de vous, par des singularités peu convenables à un véritable grand homme: démontrez à vos enemis que vous pouvez avoir quelquefois le sens commun: cela les fâchera sans vous faire tort. Mes états vous offrent une retraite paisible: je vous veux du bien, & je vous en ferai, si vous le trouvez bon. Mais si vous vous obstinez à rejetter mon secours, attendez-vous que je ne le dirai à personne. Si vous persistez à vous creuser l'esprit pour trouver de nouveaux malheurs, choisissez-les tels que vous voudrez; je suis roi, je puis vous en procurer au gré de vos souhaits; et, ce qui sûrement ne vous arrivera pas vis-à-vis de vos ennemis, je cesserai de vous persécuter, quand vous cesserez de mettre votre gloire à l'être. Votre bon ami,

Frederick."

Rousseau thought it worse than strange, that the person who wrote this letter should have been intrusted with the conveyance of a parcel to him, holding it to be clear that Walpole must necessarily be a person who could not be intrusted with his property. M. Musset Pathay, in his "Vie de Rousseau," makes a serious charge against Hume, in connexion with Walpole's conduct. Hume confessed his being present when one of the pleasantries of the letter was uttered in conversation. "Horace Walpole's letter," he says to Madame de Barbantane, "was not founded on any pleasantry of mine. The only pleasantry in that letter came from his own mouth in my company, at Lord Ossory's table, which my lord remembers very well." (Private Correspondence , p. 146.) On this passage, M. Musset says: "Elle prouve que l'historien Anglais s'est permis une plaisanterie contre Jean Jacques, au moment même ou, lui témoignant le plus grand intérêt, il se préparait à l'emmener en Angleterre. Ainsi, à l'époque où David donnait à Rousseau les plus grandes marques d'amitié, il contribuait d'un côté à le rendre un objet de ridicule, par un bon mot qui fit partie du persiflage d'Horace Walpole," (i. 115.) If the reader thinks he here finds a French statesman announcing the rigid doctrine of sincerity, that no man should patiently hear his friend's foibles laughed at, he will find, on examining the passage, that M. Musset has chosen to speak of Hume as the author of the jest. In harmony with this view he, innocently it is to be presumed, translates the above sentence in Hume's letter thus:—"La seule plaisanterie que je me sois permise relativement à la prétendue lettre du roi de Prusse, fut faite par moi à la table de Lord Ossory!"

[323:1] Private Correspondence, p. 133.

[323:2] Madame de Boufflers writes on 6th May:—

"Je ne puis croire que le violent chagrin dont parle J. J. vienne de la lettre de M. Walpole, quoique sûrement elle l'a du beaucoup affecter. Je crains bien plutôt que quelque dégoût de Melle. Le Vasseur ou quelques querelles entre eux n'en soit la cause; éclaircissez cela de grâce, et ôtez moi du l'inquiétude où vous m'avez prise."—MS. R.S.E.

[324:1] That Hume was, in the meantime, quite unconscious of any cause of offence against himself, is evident from his writing to Madame de Boufflers, on 16th May:

"As to the deep calamity of which he complains, it is impossible for me to imagine it. I suppose it is some trifle, aggravated by his melancholy temper and lively fancy. I shall endeavour to learn from Mr. Davenport, who is just gone to that neighbourhood. Lady Aylesbury and General Conway believe that it is Horace Walpole's letter which still torments him. That letter was put into our newspapers; which produced an answer, full of passion, and indeed of extravagance, complaining in the most tragical terms of the forgery, and lamenting that the impostor should find any abettors and partisans in England. Mr. Walpole has wrote a reply, full of vivacity and wit, but sacrifices it to his humanity, and is resolved that no copy of it shall get abroad. He assures me that he, as well as Madame du Deffand, were entirely innocent of that publication at Paris: it was a lady, a friend of yours, who gave the first copy." Private Correspondence , pp. 170-171.

[325:1] MS. R.S.E.