On ne voit point leur bras si prodigue en miracles;
Ces antres, ces trépieds, qui rendent leurs oracles,
Ces organes d’airain que nos mains ont formés,
Toujours d’un souffle pur ne sont point animés.
Ne nous endormons point sur la foi de leurs prêtres;
Au pied du sanctuaire il est souvent des traîtres,
Qui nous asservissant sous un pouvoir sacré,
Font parler les destins, les font taire à leur gré.
Voyez, examinez, avec un soin extrême,
Philoctète, Phorbas, & Jocaste elle-même.