[292] Stewart's Life of Reid, sec. iii.

[293] Black's Works, I. xxxii.

[294] Transactions, R.S.E., v. 98.


CHAPTER XXII

VARIOUS CORRESPONDENCE IN 1778

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Soon after Smith settled in Edinburgh he received from his old French friends, the Duchesse d'Enville and her son the Duc de la Rochefoucauld, a presentation copy of a new edition of their ancestor's Maximes, accompanied by the following letter from the Duke himself, in which he informs Smith of the interesting circumstance that, in spite of the way his famous ancestor is mentioned in the Theory of Moral Sentiments, he had himself at one time undertaken a translation of that work, and only abandoned the task when he found himself anticipated by the publication of the translation by Abbé Blavet in 1774. It is a little curious that a disciple of Quesnay, a regular frequenter of Mirabeau's economic dinners, should take no notice in his letter of Smith's greater work, so lately published.

Paris, 3 mars 1778.

Le désir de se rappeller à votre souvenir, monsieur, quand on a eu l'honneur de vous connoître doit vous paroître fort naturel; permettez que nous saisissons pour cela, ma mère et moi, l'occasion d'une édition nouvelle des Maximes de la Rochefoucauld, dont nous prenons la liberté de vous offrir un exemplaire. Vous voyez que vous n'avons point de rancune, puisque le mal que vous avez, dit de lui dans la Théorie des Sentimens Moraux ne nous empêche point de vous envoyer ce même ouvrage. Il s'en est même fallu de peu que je ne fisse encore plus, car j'avois eu peutêtre la témérité d'entreprendre une traduction de votre Théorie; mais comme je venois de terminer la première partie, j'ai vu paroître la traduction de M. l'Abbé Blavet, et j'ai été forcé de renoncer au plaisir que j'aurois eu de faire passer dans ma langue un des meilleurs ouvrages de la vôtre.

Il auroit bien fallu pour lors entreprendre une justification de mon grandpère. Peutêtre n'auroit-il pas été difficile premièrement de l'excuser, en disant, qu'il avoit toujours vu les hommes à la Cour, et dans la guerre civile, deux théâtres sur lesquels ils sont certainement plus mauvais qu'ailleurs; et ensuite de justifier, par la conduite personnelle de l'auteur, les principes qui sont certainement trop généralisés dans son ouvrage. Il a pris la partie pour le tout; et parceque les gens qu'il avoit eu le plus sous les yeux étoient animés par l'amour-propre, il en a fait le mobile général de tous les hommes. Au reste quoique son ouvrage mérite à certains égards d'être combattu, il est cependant estimable même pour le fond, et beaucoup pour la forme.

Permettez-moi de vous demander, si nous aurons bientôt une édition complète des oeuvres de votre illustre ami M. Hume? Nous l'avons sincèrement regretté.

Recevez, je vous supplie, l'expression sincère de tous les sentimens d'estime et d'attachement avec lesquels j'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Le Duc de la Rochefoucauld.[295]