Boileau

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Heureux! qui prés de toi, pour toi seule soûpire:
Qui jouït du plaisir de t'entendre parler:
Qui te voit quelquefois doucement lui soûrire.
Les Dieux, dans son bonheur, peuvent-ils l'égaler?
Je sens de veine en veine une subtile flamme
Courir par tout mon corps, si-tost que je te vois:
Et dans les doux transports, où s'egare mon ame,
Je ne sçaurois trouver de langue, ni de voix.
Un nuage confus se répand sùr ma vuë,
Je n'entens plus, je tombe en de douces langueurs;
Et pâle, sans haleine, interdite, esperduë,
Un frisson me saisit, je tremble, je me meurs.


The Reader will see that this is rather an Imitation than a Translation. The Circumstances do not lie so thick together, and follow one another with that Vehemence and Emotion as in the Original. In short, Monsieur

Boileau

has given us all the Poetry, but not all the Passion of this famous Fragment. I shall, in the last Place, present my Reader with the

English

Translation.