Parce que nos maîtres, qui ont été valets de chambre ou laquais, lui ont épargné ce travail, comme leur étant plus propre qu'à lui.

Pourquoi se tait-il des Merciers, des Tailleurs et des Cordonniers?

Parce qu'ils aiment mieux argent contant que des paroles et que n'étant point dans leurs livres il ne se souvient guère d'eux et s'en soucie encore moins.

Pourquoi laisse-t-il les Ministres, les Médecins et les Jurisconsultes, sans faire attention d'eux?

Parce qu'ils ont assez d'esprit pour ne s'oublier pas: et assez de langue pour parler pour eux-mêmes. Et toutefois il en parle à la dérobée, sans leur donner un discours à part, quoiqu'il honore ces professions-là, et aime fort passionément plusieurs personnes de ces trois états, pour leurs rares mérites.

STATE OF THE TEACHING PROFESSION

N'a-t-il rien des Apoticaires, des Chirurgiens et des Barbiers?

Pas un seul mot, monsieur, parce qu'il se sert rarement des premiers, et que, par la grâce de Dieu, il n'a ni playes ni ulcères ni vérole pour les seconds, et que, les derniers le tenant à la gorge, il n'oseroit parler.

Il pourroit dire quelque chose des Parens et des Alliéz.

Qu'en diroit-il, les siens lui étant si peu courtois? S'il parloit d'eux, ce seroit moyen de renouveler ses douleurs.