The original letter is annexed, as a specimen of her ladyship’s French.
Djoun, le 18 Juin, 1836.
Monsieur,
Votre lettre m’a été remise le 17 au soir; et c’est avec plaisir que je vois l’étendue de l’intérêt que vous avez la bonté de prendre dans mes affaires. Vous serez ainsi content d’apprendre que ce que je voulois faire ne sera peut-être plus nécessaire. J’ai appris des circonstances très extraordinaires, dont je ne pourrais vous faire part par lettre. Je ne crains ni peste ni rien autre: ainsi, si vous croyez, comme moi, que tout est écrit, je voudrois bien avoir l’occasion de profiter de vos lumières touchant des choses un peu incroyables, mais qui m’out été deux fois répétées par des personnes qui me sont fort attachées, mais qui désirent de ne pas se faire connôitré.
A-présent, il faut vous parler de mes affaires d’intérêt. Dans le courant de 15 à 20 jours, je voudrois trois lettres de change pour 1000 talaris. Si vous n’avez pas l’argent chez vous, vous pouvez donner des lettres à quelqu’un de ces Anglois, avec lesquels je n’aime pas me mêler, parcequ’ils veulent avoir toutes mes lettres de change ou point: mais comme je vois que mes affaires vont se bien rétablir, je ne veux que vous. Vous m’avez bien servi dans le malheur, et j’aime que vous voyez la fin.
Comme je crains que l’on arrête peut-être mes lettres, si mon écriture est connue, je vous prie d’en adresser une à Monsieur A. Kinglake, en ajoutant le nom de votre banquier à Paris ou à Marseille. Je l’ai laissé ouverte. Vous la cacheterez et vous la mettrez, ainsi que l’autre à Mylord Hardwicke, sous enveloppe, adressée à un de vos amis en Angleterre.
Adieu, monsieur, je vous ai beaucoup fatigué; mais pardonnez moi, et agreez l’assurance de mon estime et de mon amitié.
Hester Lucy Stanhope.
PS. J’ai gardé ma lettre un jour, ayant reçu un messager de Beyrout, qui me parle d’une médaille trouvée à Chypre qui m’appartient, autre preuve des voleurs dans ma maison. Mais à present, il ne faut rien dire jusqu’à ce que l’on ait attrapé celui qui l’a vendue.