XXVIII
MAJA
(By Goya)
It is impossible to mention Spanish lace without recalling that most graceful article of headwear, the mantilla, the use of which is gradually dying out. At present we understand by this word a black or white head-covering of lace alone (the white being more conspicuous and dressy), but about a hundred years ago the mantilla was made of a variety of fabrics. Also, it was worn in an easier and more negligé manner than nowadays, retaining a closer likeness to the velo or manto with which the Spanish women of the seventeenth century were able, at their pleasure, to completely mask their faces (Plates [xxvi]. and [xxvii].). Indeed, as late as the early part of the nineteenth century the mantilla was sometimes thrown over the face (Plates [xxviii]. and [xxix].). The same usage is referred to by Townsend, who describes the mantilla as “serving the double purpose of a cloak and veil.”[54] To-day it is worn, not hanging loose and open, but a good deal bunched up at the bosom. The hair, too, is dressed to an unusual height, with a tall comb, and over this the delicate lace covering should droop a little to one side. A flower or two (roses or carnations by preference) may be worn at one side of the head, and where the mantilla is caught up at the breast.
The manuscript account of Spanish costumes early in the nineteenth century, and which is prefixed to my copy of Pigal's coloured lithographs, contains some excellent descriptions of the older Spanish mantilla. We learn, for instance, that at Palma the women of the well-to-do middle class wore a mantilla of black taffeta, trimmed with blonde (Plate [xviii].).[55] In La Mancha, and among the peasants, it was of white muslin; at Cordova, in cold weather, “en flanelle ou en bayette fine: elle est garnie de rubans à l'extrémité desquels il y a deux gros noeuds: en été elle est en mousseline.” The small mantilla or “mantellina” of the wife of the smuggler of Tarifa was “en flanelle blanche, ou noire, ou rose, brodée d'un ruban: elle en fait três souvent un usage différent des autres femmes espagnoles, car au lieu de la mettre sur la tête attachée avec des épingles, elle s'en sert de schal: quelque fois elle la met en baudrier laissant flotter derrière elle les deux extrémités qui sont ornées d'un noeud en ruban.” The servant-girl of Madrid wore a white mantilla in summer, and a black one in winter. The same author describes in greater detail the mantillas of the fine ladies. “La mantille et la basquigne,” he says, “voila de quoi se compose principalement le costume du beau sexe en Espagne. Ce costume, quoique national, est susceptible de recevoir aussi bien que tout autre les divers degrés de luxe que les femmes d'une riche classe et celles du plus haut rang peuvent apporter dans leur parure: la classe la moins aisée porte la mantille en laine noire ou blanche et la basquigne en serge ou autre étoffe de laine noire. Pendant le jour, lorsque les dames espagnoles se présentent en public, c'est toujours avec la mantille et la basquigne, mais le soir si elles vont au spectacle ou ailleurs, elles sortent três souvent habillées à la française.”
XXIX
A LADY OF SORIA
(About A.D. 1810)
Elsewhere he says: “Nous avons déjà dit qu'un simple ruban, un peigne, ou une fleur, est la coiffure adoptée par les dames espagnoles, pour faire usage de la mantille: celle-ci est dans l'hiver quelquefois en serge de soie, taffetas, etc., noir, garnie en outre de blondes, ou d'un large ruban de velours noir en échiquier (cinta de terciopelo à tablero), mais ce ruban est toujours noir. Il y eut un temps où la mode, qui ne fut pas de longue durée, prescrivait que les bouts de la mantille se terminassent en trois pointes ornées chacune d'une houppe (borla) noire, ou d'un lacet de ruban noir. Jamais les mantilles ne sont doublées.”
The same author remarks of the lady of Madrid; “La mantille de tulle brodé ne se porte que dans la belle saison … elle ne dépasse jamais la ceinture”[56]; and of the lady of Granada: “si la mantille est blanche, elle est en tulle parsemé de petits bouquets et garnie de larges et riches dentelles. Si elle est noire, comme cela arrive plus ordinairement, elle est alors en blonde: il y a de ces mantilles qui coutent cinq cent, mille, et jusqu'à deux mille francs.”