Afterwards in a letter to Mr. Hay—the Duc d’Orléans, alluding to an accident which had lately happened to him while hunting, wrote:—

Je ne montais pas alors le fameux petit cheval gris, sur lequel je suis revenu de la chasse avec vous si bon train sans que jamais il bronchât!

Les souvenirs de Tanger, de cette chasse que vous m’avez fait faire avec les chasseurs à demi-sauvages de la montagne, resteront toujours le meilleur souvenir de mon voyage, et je n’oublierai pas tout le soin, tout l’empressement que vous avez mis à me faire connaître un pays si nouveau, si curieux pour moi.

C’est à vous que je dois d’avoir pu profiter comme je l’ai fait du peu de jours que j’y ai passés, et toutes les fois que je veux faire un rêve agréable, je me figure prêt à repartir pour le Maroc. . . .

Les événements actuels de l’Europe seraient bien de nature à m’y pousser si les voyages ne m’étaient impossibles à un pareil moment, car, lorsqu’on voit à quoi les nations civilisées se laissent entraîner, on est bien tenté d’aller oublier l’Europe chez des sauvages, au milieu desquels on sent du moins la supériorité de notre civilisation sans en voir les maux.

Je vous demande pardon, Monsieur, de vous avoir écrit une lettre aussi longue, mais, du moment que je pouvais écrire, je ne voulais pas me refuser le plaisir de vous dire toute ma reconnaissance pour le charmant accueil que vous m’avez fait. En attendant que je puisse le faire de vive voix, croyez-moi toujours, je vous prie,

Votre bien affectionné,

Louis Philippe d’Orléans.


CHAPTER XV.
THE WAR WITH SPAIN. 1859-1862.