Vous apprendrez avec douleur que ce fort a sauté bier à 17 h. 20 environ, ensevelissant sous ses ruines la majeure partie de la garnison, peut-être les huit-dixièmes.
Si je n'ai pas perdu la vie dans cette catastrophe, c'est parce que mon escorte, composée comme suit: captaine commandant Collard, un sous-officier d'infanterie, qui n'a sans doute pas survécu, le gendarme Thevénin et mes deux ordonnances (Ch. Vandenbossche et Jos. Lecocq) m'a tiré d'un endroit du fort ou j'allais être asphyxié par les gaz de la poudre. J'ai été porté dans le fossé où je suis tombé. Un captaine allemand, du nom de Gruson, m'a donné à boire, mais j'ai été fait prisonnier, puis emmené à Liège dans une ambulance.
Je suis certain d'avoir soutenu l'honneur de nos armes. Je n'ai rendu ni la forteresse, ni les forts.
Daignez me pardonner, Sire, la négligeance de cette lettre je suis physiquement très abimé par l'explosion de Loncin.
En Allemagne, où je vais être dirigé, mes pensées seront ce qu'elles ont toujours été: la Belgique et son Roi. J'aurais volontiers donné ma vie pour les mieux servir, mais la mort n'a pas voulu de moi.
G. LEMAN.
CHAPTER XXV
DEATH IN LIFE
What is it I've been saying about gaiety?