"La protection n'est point héréditaire. Une seule exception est maintenue en faveur de la famille Benchimol, comme étant établie dans la Convention de 1863; mais elle ne saurait créer un précédent. Cependant si le Souverain du Maroc accordait une autre exception, toutes les Puissances représentées à la Conférence auraient le droit de réclamer une exception pareille."

Protocole No. 11.—Séance du 24 Juin, 1880.

Le Plénipotentiaire d'Italie demande la parole, et s'exprime en ces termes:—

"...L'Italie a toujours maintenu inaltérable son droit consuétudinaire sans jamais en abuser. En effet, en examinant le chiffre de 108, auquel montent ses protégés, on trouvera que 11 seulement sont protégés en vertu du droit consuétudinaire.

"Six sont d'anciens Vice-Consuls et interprètes des États Italiens composant actuellement le Royaume d'Italie. Le nombre de ceux qui ont rendu ainsi des services à l'Italie est de six et non d'un seul (M. Moses Nahon), comme M. le Ministre des Affaires Etrangères du Maroc avait cru pouvoir l'affirmer dans la séance du 19 Juillet, 1879, des Conférences de Tanger.

"La veuve David Buzaglo et ses deux fils composent la famille d'un Agent Diplomatique Italien, et jouisse à ce titre de la protection.

"La veuve Isaac Toldano et 8 autres personnes appartiennent à la famille de Joseph Toldano, Interprète de la Légation d'Italie, famille qui jusqu'à présent a joui de la protection héréditaire comme la famille Benchimol, protégée par la France."

("Brit. and For. State Papers," lxxi. 825-826, 872, 873-874.)

Art. VI. Treaty of Madrid, July 6, 1880.[109]

VI. La protection s'étend sur la famille du protégé. Sa demeure est respectée.