'Celuy, qui est commis à faire l'office, est reuestu d'vne chappe noire sans croix, & apres auoir mis de l'eau dans le calice, il tourne le doz à l'autel, & puis esleue vn rond de raue teinte en noir, au lieu de l'hostie, & lors tous les Sorciers crient à haute voix, Maistre, aide nous. Le Diable en mesme temps pisse dans vn trou à terre, & fait de l'eau beniste de son vrine, de laquelle celuy, qui dit la messe, arrouse tous les assistans auec vn asperges noir.'[585]

The Devil of the Basses Pyrénées (1609) performed the religious ceremony himself:

'Il s'habille en Prestre pour dire Messe, laquelle il fait semblant de celebrer auec mille fourbes & souplesses, auprés d'vn arbre, ou parfois auprés d'vn rocher, dressant quelque forme d'autel sur des coloñes infernales, & sur iceluy sans dire le Confiteor, ny l'Alleluya, tournant les feuillets d'vn certain liure qu'il a en main, il commence à marmoter quelques mots de la Messe, & arriuant à l'offertoire il s'assiet, & toute l'assemblee le vient adorer le baisant sous la queuë, & allumant des chandelles noires: Puis luy baisent la main gauche, tremblans auec mille angoisses, & luy offrent du pain, des œufs, & de l'argent: & la Royne du Sabbat les reçoit, laquelle est assise à son costé gauche, & en sa main gauche elle tient vne paix ou platine, dans laquelle est grauee l'effigie de Lucifer, laquelle on ne baise qu'aprés l'auoir premierement baisée à elle. Puis il se met à prescher, son subiect est communément de la vaine gloire.... Il finit son sermon, & continue ses autres ceremonies, leuant vne certaine Hostie laquelle est noire & ronde, auec sa figure imprimée au dessus: & disant ces paroles, Cecy est mon corps, il leue l'Hostie sur ses cornes: & à cette esleuatiõ tous ceux de l'assemblee l'adorẽt en disant ces mots, Aquerra Goity, Aquerra Beyty, Aquerra Goity, Aquerra Beyty, qui veut dire, Cabron arriba, Cabron abaro, de mesme en font ils au Calice repetant ces mots, iusqu'à ce qu'il a vuidé tout ce qui est dans iceluy. Puis toute l'assemblee enuironnant l'autel en forme de croissant ou demy-lune, prosternez par terre, il leur fait vn autre sermon, puis leur baille à communier par ordre, donnant à chacun vn petit morceau de l'hostie, & pour leur donner moyen de l'aualer aisément, il leur donne deux gorgees de quelque medicine infernale, & certain breuuage de si mauuais goust & odeur, que l'aualant ils suent, & neantmoins il est si froid, qu'il leur gele le corps, les nerfs, & les moüelles. Puis il s'accouple auec elles, & leur commande d'en faire de mesme, si bien qu'ils commettent mille incestes & autres pechez contre nature. Puis il les inuite à se mettre à table.'[586]

At Aix in 1610 Magdalene de Demandouls 'said that that accursed Magician Lewes [Gaufredy] did first inuent the saying of Masse at the Sabbaths, and did really consecrate and present the sacrifice to Lucifer.... She also related, that the said Magician did sprinkle the consecrated wine vpon all the company, at which time euery one cryeth, Sanguis eius super nos & filios nostros.'[587]

Lord Fountainhall remarks, 'In 1670 we heard that the Devil appeared in the shape of a Minister, in the copper mines of Sweden, and attempted the same villainous apery.'[588] The Scotch witches, like the Swedish, performed the rite after the manner of the Reformed Churches. In 1678—

'the devill had a great meeting of witches in Loudian, where, among others, was a warlock who formerly had been admitted to the ministrie in the presbyterian tymes, and when the bishops came in, conformed with them. But being found flagitious and wicked, was deposed by them, and now he turnes a preacher under the devill of hellish doctrine; for the devill at this tyme preaches to his witches really (if I may so term it) the doctrine of the infernall pitt, viz. blasphemies against God and his son Christ. Among other things, he told them that they were more happy in him than they could be in God; him they saw, but God they could not see; and in mockrie of Christ and his holy ordinance of the sacrament of his supper, he gives the sacrament to them, bidding them eat it and to drink it in remembrance of himself. This villan was assisting to Sathan in this action, and in preaching.'[589]

Fountainhall in writing of the same convention of witches says that the Devil 'adventured to give them the communion or holy sacrament, the bread was like wafers, the drink was sometimes blood sometimes black moss-water. He preached and most blasphemously mocked them, if they offered to trust in God who left them miserable in the world, and neither he nor his Son Jesus Christ ever appeared to them when they called on them, as he had, who would not cheat them.'[590]

The Abbé Guibourg (1679), head of the Paris witches, 'a fait chez la Voisin, revêtu d'aube, d'étole et de manipule, une conjuration.'[591] The same Abbé celebrated mass more than once over the body of a woman and with the blood of a child, sacrificed for the occasion, in the chalice (see section on Sacrifice). The woman, who served as the altar for these masses, was always nude, and was the person for whose benefit the ceremony was performed. Marguerite Montvoisin makes this clear:

'Il est vrai aussi qu'une sage-femme qui demeurait au coin de la rue des Deux-Portes, distilla aussi les entrailles d'un enfant dont la mère y avait accouché.... Avant la distillation, les entrailles de l'enfant et l'arrière-faix de la mère avaient été portés à Saint-Denis, à Guibourg, par sa mère, la sage-femme et la mère de l'enfant, sur le ventre de laquelle sa mère, à son retour, lui dit que Guibourg avait dit la messe.'[592]

Guibourg acknowledged that, besides the one just quoted, he celebrated three masses in this way. At the first he used a conjuration. 'Il dit la deuxième messe dans une masure sur les remparts de Saint-Denis, sur la même femme, avec les mêmes cérémonies.... Dit la troisième à Paris chez la Voisin sur la même femme.'[593] The woman mentioned in Guibourg's confession was Madame de Montespan herself. The following conjuration was used at the first mass: