Pensez, mes chers amis, un instant seulement aux angoisses qui vous étreindraient le cœur si vous deviez considérer votre vieille et belle église, le sanctuaire vénéré au repose Shakespeare, réduits en cendres par les bombes et par les obus de l’impitoyable ennemi allemand! vos maisons abattues, vos jardins dévastés, vos rues détruites par le fer et par le feu, et si vous deviez vous trouver vous-mêmes errants, hagards, sans espérance, sans refuge! vos petits enfants massacrés sous vos yeux!
Ces sant ces terribles supplices que la France endure! Vous avez la bonne fortune d’échapper à ces épouvantables calamités grâce au dévouement des braves qui combattent et qui donnent leur ire pour vous, et c’est a eux que vous devrez de ne jamais connaître une si abominable désolation! Ce ne sont pas seulement les enfants de l’Angleterre qui se battent pour vous: ce sont aussi les enfants de la France; ils sont frères dans la grande et terrible lutte actuelle; ils n’ont qu’une âme!
Nous qui sommes protégés dans notre île par le magnifique héroisme et par le dévouement d’hommes aussi splendidement grands, donnous une preuve de notre amour reconnaissant et de notre admiration pour la France, pour son incomparable ténacité, pour sa résolution indomptable, pour sa grandeur d’âme et pour son courage, et si peu que nous puissions les uns et les autres faire pour elle, faisons—le avec tout notre cœur, avec toute notre générosité! Sayons fiers et joyeux d’aider à reconstruire les villes détruites, les villages anéantis; essayons de donner un peu de confort aux malheureux éprouvés, en leur procurant un abri, en leur rendant un peu de la paix et de la prospérité perdues! Chaque obole allégera une part de souffrance! Nul placement ne peut rapporter d’intérêt plus divinement profitable que celui consacré à secourir les malheureux dans le besoin!
Donc, donnans san hésiter à l’héroique nation martyre! Elle est meurtrie de coups de lance, elle est flagellée et couronnée d’épines, mais sa foi invincible, son honneur et son patriotisme la conduitent à travers les ténèbres vers la lumière éblouissante d’un jour de gloire et de triomphe. Sa cause est la nôtre; notre cause est la sienne. Le moment est venu au nous qui ne sommes pas dans la fournaise de la lutte, nous pouvons venir en aide à la noble nation et lui donner les preuves de notre amour et de la profonde sympathie que nous ressentous pour elle.
J’espère ardement que le noble et vivant esprit du génial poète dont le nom et la mémoire illustrent cette ville, inspirera vos cœurs et que vous donnerez à l’œuvre française ce que vous pourrez, tout ce que vous pourrez, presque plus que vous ne pourrez, dans un élan de tendresse généreuse et avec cette qualité de miséricorde dont parle notre grand Shakespeare, cette qualité de miséricorde qui apporte une bénédiction supérieure à toute richesse, une récompense supérieure à toute renommée!
GLORY OF THE WORCESTERS
(Written by request in aid of the Homes for Disabled Worcestershire Soldiers and Sailors) A TRIBUTE TO A FAMOUS REGIMENT
“You have deserved nobly of your country.”
Shakespeare.