Pour l'un et l'autre de ces branches de la science il est nécessaire en premier lieu de se familiariser avec la structure des plantes considérée dans leur caractère exacte. Vous trouverez un précis abrégé de ces caractères dans le 1er vol. de la Flore française; vous la trouverez plus développé et accompagné de planches dans les Elémens de Botanique de Michel. Quant à la structure du fruit qui est un des points les plus difficiles et les plus importans, vous allez avoir un bon ouvrage traduit et augmenté par un de vos jeunes et habiles compatriotes, Mr. Lindley—c'est l'analyse du fruit de M. Richard. La traduction vaudra mieux que l'original. Outre ces lectures, ce qui vous apprendra surtout la structure des plantes, c'est de les analyser et de les décrire vous-même d'après les termes techniques; ce travail deviendrait pénible et inutile à faire sur un grand nombre de plantes, et il vaut mieux ne le faire que sur un très petit nombre d'espèces choisies dans des classes très distinctes. Quelques descriptions faites aussi complètes qu'il vous sera possible vous apprendra plus que tous les livres.

Dès que vous connaîtrez bien les organes et concurremment avec cette étude vous devrez chercher à prendre une idée de la classification naturelle. Je crains de vous paraître présomptueux en vous engageant à lire d'abord sous ce point de vue ma Théorie élémentaire. Après ces études ou à peu près en même temps pour profiter de la saison, vous ferez bien de rapporter aux ordres naturels toutes les plantes que vous aurez recueillies. La lecture des caractères des familles faites la plante à la main et l'acte de ranger vos plantes en familles vous feront connaître par théorie et par pratique ces groupes naturels. Je vous engage dans cette étude, surtout en le commencement, à ne donner que peu d'attention au système général qui lie les familles, mais beaucoup à la connaissance de la physionomie qui est propre à chacune d'elles. Sous ce point de vue vous pourrez trouver quelque intérêt à lire—1° les Tableaux de la Nature de M. de Humboldt; 2° mon essai sur les propriétés des plantes comparées avec leurs formes extérieures; 3° les remarques sur la géographie botanique de la Nouvelle Hollande et de l'Afrique, insérés par M. Robt. Brown à la fin du voyage de Finders et de l'expédition au Congo.

Quant à l'étude de la Physiologie ou de la connaissance des végétaux considérés comme êtres vivans, je vous engage à lire les ouvrages dans l'ordre suivant: Philibert, Elémens de Bot. et de Phys., 3 vols.; la 2de partie des principes élémentaires de la Bot. de la Flore française. Vous trouverez la partie anatomique dans l'ouvrage de Mirbel; la partie chimique dans les recherches chimiques sur la Veget. de T. de Saussure; la partie statique dans la statique des végétaux de Hales, &c. &c. Mais je vous engage surtout à voir par vous-même les plantes à tous leurs ages, à suivre leur végétation, à les décrire en détail, en un mot à vivre avec elles plus qu'avec les livres.

Je désire, madame, que ces conseils puissent vous engager à suivre l'étude des plantes sous cette direction qui je crois en relève beaucoup l'importance et l'intérêt. Je m'estimerai heureux si en vous l'indiquant je puis concourir à vos succès futures et à vous initier dans une étude que j'ai toujours regardé comme une de celles qui peut le plus contribuer au bonheur journalier.

Je vous prie d'agréer mes hommages empressés.

De Candolle.


We had made the ordinary short tour through Switzerland, and had arrived at Lausanne on our way home, when I was taken ill with a severe fever which detained us there for many weeks. I shall never forget the kindness I received from two Miss Barclays, Quaker ladies, and a Miss Fotheringham, who, on hearing of my illness, came and sat up alternate nights with me, as if I had been their sister.

The winter was now fast approaching, and Somerville thought that in my weak state a warm climate was necessary; so we arranged with our friends, the Miss Barclays, to pass the Simplon together. We parted company at Milan, but we renewed our friendship in London.

We went to Monza, and saw the iron crown; and there I found the Magnolia grandiflora, which hitherto I had only known as a greenhouse plant, rising almost into a forest tree.