I consider this as the highest honour I ever received, at the time I was no less sensible of it, and was most grateful. I was surprised and pleased beyond measure to find that my book should be so much approved of by Dr. Whewell, one of the most eminent men of the age for science and literature; and by Professor Peacock, a profound mathematician, who with Herschel and Babbage had, a few years before, first introduced the calculus as an essential branch of science into the University of Cambridge.
In consequence of this decision the whole edition of the "Mechanism of the Heavens," amounting to 750 copies, was sold chiefly at Cambridge, with the exception of a very few which I gave to friends; but as the preface was the only part of the work that was intelligible to the general reader, I had some copies of it printed separately to give away.
I was astonished at the success of my book; all the reviews of it were highly favourable; I received letters of congratulation from many men of science. I was elected an honorary member of the Royal Astronomical Society at the same time as Miss Caroline Herschel. To be associated with so distinguished an astronomer was in itself an honour. Mr. De Morgan, to whom I am indebted for many excellent mathematical works, was then secretary of the society, and announced to us the distinction conferred. The council of the Society ordered that a copy of the "Greenwich Observations" should be regularly sent to me.
The Académie des Sciences elected my mother's old friend M. Biot to draw up a report upon her "Mechanism of the Heavens," which he did in the most flattering terms, and upon my mother writing to thank him, replied as follows:—
FROM M. BIOT TO MRS. SOMERVILLE.
Madame,
Revenu de Lyon depuis quelques jours, j'ai trouvé à Paris les deux lettres dont vous avez daigné m'honorer, et j'ai reçu également l'exemplaire de votre ouvrage que vous avez bien voulu joindre à la dernière. C'est être mille fois trop bonne, Madame, que de me remercier encore de ce qui m'a fait tant de plaisir. En rendant compte de cet étonnant Traité, je remplissais d'abord un devoir, puisque l'Académie m'avait chargé de le lire pour elle; mais ce devoir m'offrait un attrait que vous concevriez facilement, s'il vous était possible de vous rappeler l'admiration vive et profonde que m'inspira il y a longtemps l'union si extraordinaire de tous les talens et de toutes les grâces, avec les connaissances sevères que nous autres hommes avions la folie de croire notre partage exclusif. Ce qui me charma alors, Madame, je n'ai pas cessé depuis de m'en souvenir; et des rapports d'amitié qui me sont bien chers, ont encore, à votre insçu, fortifié ces sentimens. Jugez donc, Madame, combien j'étais heureux d'avoir à peindre ce que je comprenais si bien, et ce que j'avais vu avec un si vif intérêt. Le plus amusant pour moi de cette rencontre, c'était de voir nos plus graves confrères, par exemple, Lacroix et Legendre, qui certes ne sont pas des esprits légers, ni galans d'habitude, ni faciles à émouvoir, me gourmander, comme ils le faisaient à chaque séance, de ce que je tardais tant à faire mon rapport, de ce que j'y mettais tant d'insouciance et si peu de grâce; enfin, Madame, c'était une conquête intellectuelle complète. Je n'ai pas manqué de raconter cette circonstance comme un des fleurons de votre couronne. Je me suis ainsi acquitté envers eux; et quant à vous, Madame, d'après la manière dont vous parlez vous-même de votre ouvrage, j'ai quelque espérance de l'avoir présenté sous le point de vue où vous semblez l'envisager. Mais, en vous rendant ce juste et sincère hommage et en l'insérant au Journal des Savants, je n'ai pas eu la précaution de demander qu'on m'en mit à part; aujourd'hui que la collection est tirée je suis aux regrets d'avoir été si peu prévoyant. Au reste, Madame, il n'y a rien dans cet extrait que ce que pensent tous ceux qui vous connaissent, ou même qui ont eu une seule fois le bonheur de vous approcher. Vos amis trouveront que j'ai exprimé bien faiblement les charmes de votre esprit et de votre caractère; charmes qu'ils doivent apprécier d'autant mieux qu'ils en jouissent plus souvent; mais vous, Madame, qui êtes indulgente, vous pardonnerez la faiblesse d'un portrait qui n'a pu être fait que de souvenir.
J'ai l'honneur d'être, avec le plus profond respect,
Madame,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Biot.