The special interest connected with it was the refutation Frederick the Great published under the title Examen de l'Essai sur les préjugés, Londres, Nourse, 1770 (16 mo). The King of Prussia writing from the point of view of a practical, enlightened despot, took special exception to Holbach's remarks on government. "Il l'outrage avec autant de grossièreté que d'indécence, il force le gouvernement de prendre fait et cause avec l'église pour s'opposer à l'ennemi commun. Mais, quand avec un acharnement violent et les traits de la plus âcre satire, il calomnie son Roi et le gouvernement de son pays, on le prend pour un frénétique echappé de ses chaînes, et livré aux transports les plus violens de sa rage. Quoi, Monsieur le philosophe, protecteur des moeurs et de la vertu, ignorez vous qu'un bon citoyen doit respecter la forme de gouvernement sous laquelle il vit, ignorez vous qu'il ne convient point à un particulier d'insulter les Puissances..." (p. 28).

"Non content d'insulter à toutes les têtes couronnés de l'Europe, notre philosophe s'amuse, en passant, à répandre du ridicule sur les ouvrages de Hugo Grotius. J'oserais croire qu'il n'en sera pas cru sur sa parole, et que le Droit de la guerre et de la paix ira plus loin à la postérité que l'Essai sur les préjugés" (p. 39).

Holbach in his anti-militaristic enthusiasm had used the words "bourreaux mercenaires"; "epithète élégante," continues Frederick, "dont il honore les guerriers. Mais souffrions nous qu'un cerveau brûlé insulte au plus noble emploi de la Societé?" (p.49). He goes on to defend war in good old-fashioned terms. "Vous déclamez contre la guerre, elle est funeste en elle-même; mais c'est un mal comme ces autres fléaux du ciel qu'il faut supposer nécessaires dans l'arrangement de cet univers parce qu'ils arrivent périodiquement et qu'aucun siècle n'a pu jusqu'à présent d'en avoir été exempt. J'ai prouvé que de tout temps l'erreur a dominé dans ce monde; et comme une chose aussi constante peut être envisagée comme une loi général de la nature, j'en conclus que ce qui a été toujours sera toujours le même" (p. 19).

Frederick sent his little refutation to Voltaire for his compliments which were forthcoming. A few days after Voltaire wrote to d'Alembert:

Le roi de Prusse vous a envoyé, sans doute, son petit écrit contre un livre imprimé cette année, intitulé Essai sur les préjugés, ce roi a aussi les siens, qu'il faut lui pardonner; on n'est pas roi pour rien. Mais je voudrais savoir quel est l'auteur de cet Essai contre lequel sa majesté prussienne s'amuse à écrire un peu durement. Serait-il de Diderot? serait-il de Damilaville? serait-il d'Helvetius? peut-être ne le connaissez-vous point, je le crois imprimé en Hollande (Vol. LXVI, p. 304).

D'Alembert answered:

Oui, le roi de Prusse m'a envoyé son écrit contre l'Essai sur les préjugés. Je ne suis point étonné que ce prince n'ait pas goûté l'ouvrage; je l'ai lu depuis cette réfutation et il m'a paru bien long, bien monotone et trop amer. Il me semble que ce qu'il y de bon dans ce livre aurait pu et dû être noyé dans moins de pages et je vois que vous en avez porté à peu près le même jugement (Vol. LXVI, p. 324).

In spite of these unfavorable judgments the Essai was reprinted as late as 1886 by the Bibliotheque Nationale in its Collection des meilleurs auteurs anciens et modernes, still attributed to Dumarsais with the account of his life by "le citoyen Daube" which graced the edition of the year I. (1792)

12. Early in 1770 appeared Holbach's most famous book, the Système de la Nature, the only book that is connected with his name in the minds of most historians and philosophers. It seems wiser, however, to deal with this work in a chapter apart and continue the account of his later publications.

13. The next of which was Le bon-sens, ou idées naturelles opposées aux idées surnaturelles. Par l'Auteur du Système de la Nature, Londres (Amsterdam), 1772. This work has gone through twenty-five editions or more and has been translated into English, German, Italian and Spanish. As early as 1791 it began to be published under the name of the curé Jean Meslier d'Etrépigny, made so famous by Voltaire's publication of what was supposed to be his last will and testament in which on his death bed he abjured and cursed Christianity. Some editions contain in the preface Letters by Voltaire and his sketch of Jean Meslier. The last reprint was by De Laurence, Scott & Co., Chicago, 1910. The book is nothing more or less than the Système de la Nature, in a greatly reduced and more readable form.