‘Nous avons vu partout...
Le spectacle ennuyeux de l’immortel péché:

‘La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégôut;
L’homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de l’esclave et ruisseau dans l’égout;

‘Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote;
La fête qu’assaisonne et parfume le sang;...

‘Et les moins sots, hardis amants de la démence,
Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
Et se réfugiant dans l’opium immense [!].
—Tel est du globe entier l’éternel bulletin...

‘O Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l’ancre!
Ce pays nous ennuie, O Mort! Appareillons!

‘Nous voulons...
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe?
Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau!’

This desperate cry towards the ‘new’ is the natural complaint of a brain which longs to feel the pleasures of action, and greedily craves a stimulation which his powerless sensory nerves cannot give him. Let a sane man imagine the state of mind into which he would fall if he were imprisoned in a cell where no ray of light, no noise, no scent from the outer world would reach him. He would then have an accurate idea of the chronic state of mind in the ego-maniac, eternally isolated by the imperfection of his nervous system from the universe, from its joyous sounds, from its changing scenes and from its captivating movement. Baudelaire cannot but suffer terribly from ennui, for his mind really learns nothing new and amusing, and is forced constantly to indulge in the contemplation of his ailing and whimpering self.

The only pictures which fill the world of his thought are sombre, wrathful and detestable. He says (Un Mort joyeux):

‘Dans une terre grasse et pleine d’escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde...
Plutôt que d’implorer une larme du monde
Vivant, j’aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.

‘O vers! noir compagnons sans oreille et sans yeux,
Voyez venir à vous un mort libre et joyeux!’