Let none think themselves truly miserable till they have seen the last moments of the object they have best loved on earth; and if that object were not their child, let them still own themselves far, far from a mother’s anguish; and if that child were not lovely, promising, full of sensibility, affection, and intelligence—if it has not boasted such a flow of health and spirits as set all apprehension at defiance—if they do not accuse themselves of errors and deficiencies in that care which might have preserved it—if they have not seen it suffer under torments inflicted by the hand of man—if they have not been an agent in its sufferings, through vain and dubious hopes of cure, then is theirs a bed of roses when compared to mine.
Sept. 1.—I received this day my passport for England, and my husband his, giving him permission to accompany me as far as Brussels. Four months ago this would have made me happy. Now it is too late. But why such poignant regrets for anything which can occur in this passing world? L’éternité ne tardera point à mettre fin à la scène de la vie, qui lui sert d’introduction. Elle s’avance vers nous comme les flots d’un vaste océan, prêts à engloutir tout ce qui appartient à l’humanité, et à ne laisser subsister que le souvenir de nos vertus, et le repentir de nos fautes.
Sept. 2.—Je ne sais plus comment marche le temps; il me semble que tout ce qui s’est passé dans mon âme depuis le septième jour de Juin n’a pu avoir lieu dans une espace aussi courte; cependant il est bien vrai, c’est ce jour là que j’ai reçu le dernier soupir de mon enfant. Pourquoi le son de l’airain a-t-il pris quelque chose de si lugubre? Chaque fois qu’il retentit, j’éprouve un frémissement involontaire. Pauvre Frédéric! chaque coup t’éloigne de moi; chaque instant que s’écoule repousse vers le passé l’instant où je te voyais encore; le temps l’éloigne, le dévore; ce n’est plus qu’une ombre fugitive que je ne puis saisir, et ces heures de félicité que je passais près de toi sont déjà englouties par le néant! Les jours vont se succéder, l’ordre général ne sera plus interrompu; et pourtant tu seras loin d’ici. Le printemps reparaîtra sans toi, et mes tristes yeux ouverts sur l’univers n’y verront plus la beauté ravissante de mon enfant. Quel désert! Je me perds dans une immensité sans rivage; je suis accablée de l’éternité de la vie; c’est en vain que je me débats pour échapper à moi-même, je succombe sous le poids d’une heure, et pour aiguiser mon mal la pensée, comme un vautour déchirant, vient m’entourer de toutes celles qui me sont encore réservées. Lorsque je veux fixer ma pensée sur l’idée que jamais je ne le reverrai, un instinct confus la repousse; il me semble quand la nuit m’environne, et que le sommeil pèse sur l’univers, que peut-être sa perte aussi n’est qu’un songe. Mais je ne puis m’abuser longtemps; il est trop vrai—Frédéric n’est plus; sa main glacée est restée sans mouvement dans la mienne; son beau corps est devenu pâle, froid, immobile; et un silence profond, éternel, a succédé à cette respiration entrecoupée et difficile, que j’avais seule écoutée dans le monde pendant son effroyable maladie. La mort et mon Frédéric! non, il m’est impossible d’unir ces deux idées! N’était-il pas la vivacité, la force, la jeunesse en sa fleur, la beauté même? N’avait il pas une surabondance de ce principe vivifiant que nous appelons la vie? Ne semblait-il pas, qu’être près de lui, c’était être en sûreté? et l’embrasser, n’était ce pas embrasser la perfection elle-même. Quand j’ai visité pour la première fois la chambre qui a été sa dernière demeure, quelle vide! quel silence! Je l’ai quittée; j’y suis revenue; je l’ai quittée encore; j’ai erré dans la maison pour me sauver de moi-même. Often in that room, I involuntarily turn towards the glass which reflected his last looks, and expect to find some outline, some trace, some shade of him.
‘But he is gone, and my idolatrous fancy
Must consecrate his relics.’
What relics? one poor, solitary lock of shining hair; the little, simple clothes that he embellished; not a picture, not an image of that loveliness unparalleled!
The following lines, ‘On being pressed to go to a Masqued Ball not many months after the Death of my Child,’ belong evidently to this time:—
Oh, lead me not in Pleasure’s train,
With faltering step and faded brow;