August, 1812.—The paucity of French works fit for young women is remarkable. From Mad. de Genlis they learn to overrate worldly pursuits, externals, accomplishments, and all the frippery of life; for though there are charming passages and delightful stories, and she disavows this doctrine, yet such is the general impression her writings leave. Besides, they have a tendency to foster duplicity, and a species of address which requires to be discouraged in females, as experience proves that most of us have too much of it without any superadded cultivation. A mother, as in Adèle et Théodore, is to form her daughter’s heart by a series of little plots and falsehoods, which she calls scenes; and all these are to be acknowledged to the daughter on her day of marriage, in order to increase the respect for truth necessary for the happiness of that connexion. From Télémaque girls may learn abstract principles of politics and the art of governing kingdoms; or rather, as they cannot understand these topics, they learn to be unable ever to read with pleasure a very fine work, from the recollection of the ennui it inspired as an exercise. From Gil Blas, which was once at least a school book (perhaps it may be so no longer), they will learn what are the habits and manners of gamesters, pickpockets, kept mistresses, robbers, &c., and they only lose the attic salt and exquisite humour that form the whole merit of the book; as, to relish these, some knowledge of the world is absolutely necessary. Mad. de Sévigné is delightful to a cultivated mind, well read in the anecdotes and history of her period, and versed in the conversation-idiom of the French language; but she is so full of allusions, so like a speaker, and so sure her daughter has read the same books and knows the same people as herself, that a poor girl is quite in the dark, who has no store of information about Louis XIV. and his Court, who has never heard of Racine or Descartes, who knows nothing of the tenets of the Roman Catholic religion, &c. Besides, as Mad. de Sévigné writes to a married daughter, whom she endeavours to amuse by all the anecdotes of Versailles without selection, her Letters are more suitable to female maturity than to early youth. When a very young girl has professed to me great pleasure in this work, I have usually found she talked from hearsay.


TO MAD. DE LA GARDIE,
SWEDEN.

By favour of Admiral Bertie.[46]

Bursledon Lodge, Sept., 1812.

L’interressante, l’aimable Comtesse de la Cardie, a-t-elle oublieé une amie dont le séjour à Vienne a été embelli par des prouves continuelles de son amitié,—Melesina, qui a changé son nom de St. George pour celui de Trench, par un mariage des plus heureux, n’oubliera jamais les heures qui ont coulées dans la société d’une famille où tout se réunissoit pour plaire à l’esprit et le cœur. Je ne puis pas exprimer les sensations avec lesquelles j’ai trouvé hier dans le portefeuille de l’Amiral Bertie, une gravure qui avoit sur l’envelope deux lignes qui prouvoient que cela venoit de votre main. Il me donne de vos nouvelles avec tout l’empressement de son caractère, animé par le plaisir qu’il trouvoit à rendre justice aux qualités de ses amis. Il parle avec beaucoup de reconnoissance de vos bontés, et de celles de Monsieur le Comte de la Gardie, et il m’a dépeint le château hospitalier où vous m’avez invité avec tant de grâce; et dont j’ai tant desiré de voir les beautés pittoresques. C’est avec un plaisir trés-vif que j’ai su par lui que votre santé, et celle de ceux qui vous sont chers, est telle que vous pourriez la désirer, et que l’enfant que vous attendiez quand je suis partie de Vienne est actuellement à cette époque, où une mère commence de trouver dans son fils, un ami aussi sûr que tendre.

Je possède à present cinq amis de cette espèce. Mon fils ainé fait ses études à Cambridge; les autres animent la retraite charmante où nous nous consacrons à leur education pour la plus grande partie de l’année; et je possède aussi une fille de quatre mois, qui promet de jouir d’une santé et d’une vivacité pareille à celles de ses frères.

Puis-je me flatter que votre réponse m’assurera que vous me continuez vos bontés, et me parlera en détail d’une amie qui me sera toujours chère. Veuillez bien assurer Monsieur le Comte des sentiments d’amitié et d’estime qu’il m’a inspiré.