“Mon mary cette nuit a esté enlevé d’auprés de moy par deux officers et deux soldats, et ce qu’ils pretendent faire de moy et des miens, jusqu’à present ie n’en sçay encore rien; mais en crains qu’il ne nous en arrive mal. Je vous supplie tres-humblement, Monsieur, voyant que moy, les mien, et ma famille est delaissée et abandonée de nostre nation; qu’il vous plaise nous prendre sous votre protection, nous qui n’avons levé la main ni le cœur contre vous; et moy et les miens, et beaucoup d’autres, prieront pour vostre prosperité et ie prend la hardiesse de me qualifier,

“Monsieur, vostres, &c.

“Marie Carden.”[[13]]

[N.B.—These letters are literally transcribed.]

Upon the same day, Colonel Carden despatched the following letter to M. de Clodoré:—

“Monsieur,

“J’aurois eu l’honneur de vous aller trouver, mais i’ay este intercepté par ordre de Mons. le Gouverneur Fitche, et il ne m’a pas esté permis de sortir. J’espere, Monsieur, que ne croirez, ni ne iugerez autre chose de celuy qui prend la liberté de se souscrire,​—Mons., votres, &c.

“Robert Carden.”[[14]]

Soon after sending this letter, Colonel Carden was liberated, and immediately proceeding on board the French ship, delivered himself up to M. de Clodoré, and informed him that Colonel Fitche and his troops were encamped at Pope’s Head. Upon hearing this, M. de Clodoré immediately weighed anchor, and sailing round the coast, arrived off Pope’s Head the same night. The next morning, the following letters were despatched to him from the English camp:—

“Monsieur,