Publication of an index to the work might well have been deferred until these volumes had been completed, but the author thinks that he ought not to delay one any longer. At the end of the present volume, therefore, the reader will find a thorough index of persons and of subjects, for which Mr. Jacob Mann, M.A., is responsible and to whom he hereby tenders his thanks.

Finally, the author wishes to supplement the expression of thanks addressed to those of his friends who are mentioned in the Preface to the first volume of this work for the assistance they have rendered him in its preparation, and to mention in particular the good services of Mr. Albert M. Hyamson and M. André Spire.

Paris, June, 1919.


INTRODUCTION
By M. STÉPHEN PICHON

MINISTER OF FOREIGN AFFAIRS FOR FRANCE

Fidèle aux traditions de son histoire, la France vient de montrer une fois de plus, au prix du sang de tant de ses fils, comment elle entend les devoirs que lui impose son rôle séculaire d’émancipatrice des opprimés. Elle sort aujourd’hui victorieuse d’une lutte décisive, soutenue au nom du Droit menacé par la brutalité d’un impérialisme sans scrupules. Champion des grandes idées qu’il a, plus que tout autre, semées à travers le monde, notre pays a puisé dans la conscience d’être un vivant symbôle de justice, la force de terrasser son adversaire. Il a, du moins aujourd’hui, le droit de se dire, non sans fierté, qu’il n’est plus au monde une race ou une nation qui ne puisse faire entendre ses légitimes aspirations, et qui ne sache qu’en France il y aura toujours un cœur pour les adopter.

Dans la paix comme dans la guerre, la France, étroitement unie à ses Alliés, veut demeurer fidèle à sa parole. Elle a promis aux nationalités naguère asservies de défendre leurs intérêts et de faire respecter leurs droits. Elle ne reniera pas une promesse dont la réalisation, en inaugurant une ère nouvelle de l’histoire du monde, justifiera les sacrifices consentis à la cause commune. Elle ne laissera se commettre aucune injustice, d’où qu’elle vienne, et qu’elle qu’en soit la victime. Elle ne saurait permettre, en particulier, sans protester hautement, qu’une majorité ethnique ou confessionnelle puisse désormais abuser impunément de sa force à l’égard d’autres éléments voisins, plus faibles ou plus dispersés.

C’est dire l’écho que ne pourra manquer d’éveiller chez les Français la voix éloquente du représentant le plus autorisé du Sionisme. Monsieur Sokolow, mettant au service de son idéal, un talent qui n’en est plus à son premier essai, s’attache à nous retracer l’histoire des doctrines au triomphe desquelles il n’a cessé de consacrer le meilleur de ses forces. Sachant combien il importe, aujourd’hui, de démontrer historiquement les origines et les antécédents des idées que l’on professe, il a voulu nous exposer les titres que possède le Sionisme à s’imposer à l’attention des Alliés, au moment où ceux-ci procèdent à une reconstitution du monde entier. Monsieur Sokolow, dont la foi dans le succès final de nos armes ne connut jamais de défaillances, possède une foi au moins égale dans l’esprit de justice qui préside à l’œuvre de la Conférence de la Paix. Les sympathies et les concours précieux qu’il a su trouver chez nos amis Britanniques, et dont Mr. Balfour lui renouvelle ici-même l’assurance la plus formelle, sont aux protagonistes du Sionisme un sûr garant de l’accueil que la France réserve à leur généreuse initiative.

Non seulement, en effet la race juive n’a cessé d’être, au cours des siècles, persécutée, décimée, poursuivie sans trêve par une haine incapable de désarmer; plus malheureuse encore que tant d’autres peuples opprimés, qui ont pu conserver au moins un symbôle de leur grand passé, les Juifs n’ont pu sauver ce dernier vestige. D’autres qu’eux mêmes sont devenus les maîtres de la Judée. Dispersés à travers le monde, beaucoup aspirent aujourd’hui plus que jamais à reprendre la chaîne brisée par tant de conquérants successifs, de leurs traditions ethniques et religieuses: ils pensent aussi qu’une telle restauration n’est possible qu’appuyée sur des réalités, c’est à dire, en l’espèce, sur un foyer moral national reconstitué au milieu des ruines de l’antique Judée. Qui donc, sans avoir perdu les plus élémentaires sentiments d’humanité et de justice, pourrait refuser aux exilés de revendiquer leur place, au même titre que les autres éléments indigènes, dans cette Palestine où un contrôle collectif des Puissances européennes assurera désormais à chacun le respect de ses droits les plus sacrés?