I always believed in life rather than in books. I suppose every day of earth, with its hundred thousand deaths and something more of births,—with its loves and hates, its triumphs and defeats, its pangs and blisses, has more of humanity in it than all the books that were ever written, put together. I believe the flowers growing at this moment send up more fragrance to heaven than was ever exhaled from all the essences ever distilled.
—Don’t I read up various matters to talk about at this table or elsewhere?—No, that is the last thing I would do. I will tell you my rule. Talk about those subjects you have had long in your mind, and listen to what others say about subjects you have studied but recently. Knowledge and timber shouldn’t be much used, till they are seasoned.
—Physiologists and metaphysicians have had their attention turned a good deal of late to the automatic and involuntary actions of the mind. Put an idea into your intelligence and leave it there an hour, a day, a year, without ever having occasion to refer to it. When, at last, you return to it, you do not find it as it was when acquired. It has domiciliated itself, so to speak,—become at home,—entered into relations with your other thoughts, and integrated itself with the whole fabric of the mind.—Or take a simple and familiar example; Dr. Carpenter has adduced it. You forget a name, in conversation,—go on talking, without making any effort to recall it,—and presently the mind evolves it by its own involuntary and unconscious action, while you were pursuing another train of thought, and the name rises of itself to your lips.
There are some curious observations I should like to make about the mental machinery, but I think we are getting rather didactic.
—I should be gratified, if Benjamin Franklin would let me know something of his progress in the French language. I rather liked that exercise he read us the other day, though I must confess I should hardly dare to translate it, for fear some people in a remote city where I once lived might think I was drawing their portraits.
—Yes, Paris is a famous place for societies. I don’t know whether the piece I mentioned from the French author was intended simply as Natural History, or whether there was not a little malice in his description. At any rate, when I gave my translation to B. F. to turn back again into French, one reason was that I thought it would sound a little bald in English, and some people might think it was meant to have some local bearing or other,—which the author, of course, didn’t mean, inasmuch as he could not be acquainted with anything on this side of the water.
[The above remarks were addressed to the school-mistress, to whom I handed the paper after looking it over. The divinity-student came and read over her shoulder,—very curious, apparently, but his eyes wandered, I thought. Fancying that her breathing was somewhat hurried and high, or thoracic, as my friend, the Professor, calls it, I watched her a little more closely.—It is none of my business.—After all, it is the imponderables that move the world,—heat, electricity, love. Habet?]
This is the piece that Benjamin Franklin made into boarding-school French, such as you see here; don’t expect too much;—the mistakes give a relish to it, I think.
LES SOCIÉTÉS POLYPHYSIOPHILOSOPHIQUES.
Ces Sociétés là sont une Institution pour suppléer aux besoins d’esprit et de coeur de ces individus qui ont survécu à leurs émotions à l’égard du beau sexe, et qui n’ont pas la distraction de l’habitude de boire.
Pour devenir membre d’une de ces Sociétés, on doit avoir le moins de cheveux possible. S’il y en reste plusieurs qui resistent aux dépilatoires naturelles et autres, on doit avoir quelques connaissances, n’importe dans quel genre. Dès le moment qu’on ouvre la porte de la Société, on a un grand intérêt dans toutes les choses dont on ne sait rien. Ainsi, un microscopiste démontre un nouveau flexor du tarse d’un melolontha vulgaris. Douze savans improvisés, portans des besicles, et qui ne connaissent rien des insectes, si ce n’est les morsures du culex, se précipitent sur l’instrument, et voient—une grande bulle d’air, dont ils s’émerveillent avec effusion. Ce qui est un spectacle plein d’instruction—pour ceux qui ne sont pas de ladite Société. Tous les membres regardent les chimistes en particulier avec un air d’intelligence parfaite pendant qu’ils prouvent dans un discours d’une demiheure que O6 N3 H5 C6 etc. font quelque chose qui n’est bonne à rien, mais qui probablement a une odeur très désagréable, selon l’habitude des produits chimiques. Après celà vient un mathématicien qui vous bourre avec des a+b et vous rapporte enfin un x+y, dont vous n’avex pas besoin et qui ne change nullement vos relations avec la vie. Un naturaliste vous parle des formations spéciales des animaux excessivement inconnus, dont vous n’avez jamais soupçonné l’existence. Ainsi il vous décrit les follicules de l’appendix vermiformis d’un dzigguetai. Vous ne savez pas ce que c’est qu’un follicule. Vous ne savez pas ce que c’est qu’un appendix uermiformis. Vous n’avez jamais entendu parler du dzigguetai. Ainsi vous gagnez toutes ces connaisances à la fois, qui s’attachent à votre esprit comme l’eau adhére aux plumes d’un canard. On connait toutes les langues ex officio en devenant membre d’une de ces Sociétés. Ainsi quand on entend lire un Essai sur les dialectes Tchutchiens, on comprend tout celà de suite, et s’instruit énormément.
Il y a deux espèces d’individus qu’on trouve toujours à ces Sociétés: 1° Le membre à questions; 2° Le membre à “Bylaws.”
La question est une spécialité. Celui qui en fait métier ne fait jamais des réponses. La question est une manière très commode de dire les choses suivantes: “Me voilà! Je ne suis pas fossil, moi,—je respire encore! J’ai des idées,—voyez mon intelligence! Vous ne croyiez pas, vous autres, que je savais quelque chose de celà! Ah, nous avons un peu de sagacité, voyez vous! Nous ne sommes nullement la bête qu’on pense!”—Le faiseur de questions donne peu d’attention aux réponses qu’on fait; ce n’est pas là dans sa spécialité.
Le membre à “Bylaws” est le bouchon de toutes les émotions mousseuses et généreuses qui se montrent dans la Société. C’est un empereur manqué,—un tyran à la troisème trituration. C’est un esprit dur, borné, exact, grand dans les petitesses, petit dans les grandeurs, selon le mot du grand Jefferson. On ne l’aime pas dans la Société, mais on le respecte et on le craint. Il n’y a qu’un mot pour ce membre audessus de “Bylaws.” Ce mot est pour lui ce que l’Om est aux Hundous. C’est sa religion; il n’y a rien audelà. Ce mot là c’est la Constitution!
Lesdites Sociétés publient des feuilletons de tems en tems. On les trouve abandonnés à sa porte, nus comme des enfans nouveaunés, faute de membrane cutanée, ou même papyracée. Si on aime la botanique, on y trouve une mémoire sur les coquilles; si on fait des études zoölogiques, on square trouve un grand tas de q’ √-1, ce qui doit être infiniment plus commode que les encyclopédies. Ainsi il est clair comme la métaphysique qu’on doit devenir membre d’une Société telle que nous décrivons.
Recette pour le Dépilatoire Physiophilosophique
Chaux vive lb. ss. Eau bouillante Oj.
Dépilez avec. Polissez ensuite.