Infessura tells us that in 1485 some workmen digging on the Appian Way came across an old Roman sarcophagus inscribed with the name ‘Julia, daughter of Claudius.’ On opening the coffer they found within its marble womb the body of a beautiful girl of about fifteen years of age, preserved by the embalmer’s skill from corruption and the decay of time. Her eyes were half open, her hair rippled round her in crisp curling gold, and from her lips and cheek the bloom of maidenhood had not yet departed. Borne back to the Capitol, she became at once the centre of a new cult, and from all parts of the city crowded pilgrims to worship at the wonderful shrine, till the Pope, fearing lest those who had found the secret of beauty in a Pagan tomb might forget what secrets Judæa’s rough and rock-hewn sepulchre contained, had the body conveyed away by night, and in secret buried. Legend though it may be, yet the story is none the less valuable as showing us the attitude of the Renaissance towards the antique world. Archæology to them was not a mere science for the antiquarian; it was a means by which they could touch the dry dust of antiquity into the very breath and beauty of life, and fill with the new wine of romanticism forms that else had been old and outworn. From the pulpit of Niccola Pisano down to Mantegna’s ‘Triumph of Cæsar,’ and the service Cellini designed for King Francis, the influence of this spirit can be traced; nor was it confined merely to the immobile arts—the arts of arrested movement—but its influence was to be seen also in the great Græco-Roman masques which were the constant amusement of the gay courts of the time, and in the public pomps and processions with which the citizens of big commercial towns were wont to greet the princes that chanced to visit them; pageants, by the way, which were considered so important that large prints were made of them and published—a fact which is a proof of the general interest at the time in matters of such kind.—The Truth of Masks.
THE ART OF ARCHÆOLOGY
Indeed archæology is only really delightful when transfused into some form of art. I have no desire to underrate the services of laborious scholars, but I feel that the use Keats made of Lemprière’s Dictionary is of far more value to us than Professor Max Müller’s treatment of the same mythology as a disease of language. Better Endymion than any theory, however sound, or, as in the present instance, unsound, of an epidemic among adjectives! And who does not feel that the chief glory of Piranesi’s book on Vases is that it gave Keats the suggestion for his ‘Ode on a Grecian Urn’? Art, and art only, can make archæology beautiful; and the theatric art can use it most directly and most vividly, for it can combine in one exquisite presentation the illusion of actual life with the wonder of the unreal world. But the sixteenth century was not merely the age of Vitruvius; it was the age of Vecellio also. Every nation seems suddenly to have become interested in the dress of its neighbours. Europe began to investigate its own clothes, and the amount of books published on national costumes is quite extraordinary. At the beginning of the century the Nuremberg Chronicle, with its two thousand illustrations, reached its fifth edition, and before the century was over seventeen editions were published of Munster’s Cosmography. Besides these two books there were also the works of Michael Colyns, of Hans Weigel, of Amman, and of Vecellio himself, all of them well illustrated, some of the drawings in Vecellio being probably from the hand of Titian.
Nor was it merely from books and treatises that they acquired their knowledge. The development of the habit of foreign travel, the increased commercial intercourse between countries, and the frequency of diplomatic missions, gave every nation many opportunities of studying the various forms of contemporary dress. After the departure from England, for instance, of the ambassadors from the Czar, the Sultan and the Prince of Morocco, Henry the Eighth and his friends gave several masques in the strange attire of their visitors. Later on London saw, perhaps too often, the sombre splendour of the Spanish Court, and to Elizabeth came envoys from all lands, whose dress, Shakespeare tells us, had an important influence on English costume.—The Truth of Masks.
HEROD SUPPLIANT
Non, non, vous ne voulez pas cela. Vous me dites cela seulement pour me faire de la peine, parce que je vous ai regardée pendant toute la soirée. Eh! bien, oui. Je vous ai regardée pendant toute la soirée. Votre beauté m’a troublé. Votre beauté m’a terriblement troublé, et je vous ai trop regardée. Mais je ne le ferai plus. Il ne faut regarder ni les choses ni les personnes. Il ne faut regarder que dans les miroirs. Car les miroirs ne nous montrent que des masques . . . Oh! Oh! du vin! j’ai soif . . . Salomé, Salomé, soyons amis. Enfin, voyez . . . Qu’est-ce que je voulais dire? Qu’est-ce que c’était? Ah! je m’en souviens! . . . Salomé! Non, venez plus près de moi. J’ai peur que vous ne m’entendiez pas . . . Salomé, vous connaissez mes paons blancs, mes beaux paons blancs, qui se promènent dans le jardin entre les myrtes et les grands cyprès. Leurs becs sont dorés, et les grains qu’ils mangent sont dorés aussi, et leurs pieds sont teints de pourpre. La pluie vient quand ils crient, et quand ils se pavanent la lune se montre au ciel. Ils vont deux à deux entre les cyprès et les myrtes noirs et chacun a son esclave pour le soigner. Quelquefois ils volent à travers les arbres, et quelquefois ils couchent sur le gazon et autour de l’étang. Il n’y a pas dans le monde d’oiseaux si merveilleux. Il n’y a aucun roi du monde qui possède des oiseaux aussi merveilleux. Je suis sûr que même César ne possède pas d’oiseaux aussi beaux. Eh bien! je vous donnerai cinquante de mes paons. Ils vous suivront partout, et au milieu d’eux vous serez comme la lune dans un grand nuage blanc . . . Je vous les donnerai tous. Je n’en ai que cent, et il n’y a aucun roi du monde qui possède des paons comme les miens, mais je vous les donnerai tous. Seulement, il faut me délier de ma parole et ne pas me demander ce que vous m’avez demandé.—Salomé.
THE TETRARCH’S REMORSE
Salomé, pensez à ce que vous faites. Cet homme vient peut-être de Dieu. Je suis sûr qu’il vient de Dieu. C’est un saint homme. Le doigt de Dieu l’a touché. Dieu a mis dans sa bouche des mots terribles. Dans le palais, comme dans le désert, Dieu est toujours avec lui . . . Au moins, c’est possible. On ne sait pas, mais il est possible que Dieu soit pour lui et avec lui. Aussi peut-être que s’il mourrait, il m’arriverait un malheur. Enfin, il a dit que le jour où il mourrait il arriverait un malheur à quelqu’un. Ce ne peut être qu’à moi. Souvenez-vous, j’ai glissé dans le sang quand je suis entré ici. Aussi j’ai entendu un battement d’ailes dans l’air, un battement d’ailes gigantesques. Ce sont de très mauvais présages. Et il y en avait d’autres. Je suis sûr qu’il y en avait d’autres, quoique je ne les aie pas vus. Eh bien! Salomé, vous ne voulez pas qu’un malheur m’arrive? Vous ne voulez pas cela.—Salomé.
THE TETRARCH’S TREASURE
Moi, je suis très calme. Je suis tout à fait calme. Écoutez. J’ai des bijoux cachés ici que même votre mère n’a jamais vus, des bijoux tout à fait extraordinaires. J’ai un collier de perles à quatre rangs. On dirait des lunes enchaînées de rayons d’argent. On dirait cinquante lunes captives dans un filet d’or. Une reine l’a porté sur l’ivoire de ses seins. Toi, quand tu le porteras, tu seras aussi belle qu’une reine. J’ai des améthystes de deux espèces. Une qui est noire comme le vin. L’autre qui est rouge comme du vin qu’on a coloré avec de l’eau. J’ai des topazes jaunes comme les yeux des tigres, et des topazes roses comme les yeux des pigeons, et des topazes vertes comme les yeux des chats. J’ai des opales qui brûlent toujours avec une flamme qui est très froide, des opales qui attristent les esprits et ont peur des ténèbres. J’ai des onyx semblables aux prunelles d’une morte. J’ai des sélénites qui changent quand la lune change et deviennent pâles quand elles voient le soleil. J’ai des saphirs grands comme des oeufs et bleus comme des fleurs bleues. La mer erre dedans, et la lune ne vient jamais troubler le bleu de ses flots. J’ai des chrysolithes et des béryls, j’ai des chrysoprases et des rubis, j’ai des sardonyx et des hyacinthes, et des calcédoines et je vous les donnerai tous, mais tous, et j’ajouterai d’autres choses. Le roi des Indes vient justement de m’envoyer quatre éventails faits de plumes de perroquets, et le roi de Numidie une robe faite de plumes d’autruche. J’ai un cristal qu’il n’est pas permis aux femmes de voir et que même les jeunes hommes ne doivent regarder qu’après avoir été flagellés de verges. Dans un coffret de nacre j’ai trois turquoises merveilleuses. Quand on les porte sur le front on peut imaginer des choses qui n’existent pas, et quand on les porte dans la main on peut rendre les femmes stériles. Ce sont des trésors de grande valeur. Ce sont des trésors sans prix. Et ce n’est pas tout. Dans un coffret d’ébène j’ai deux coupes d’ambre qui ressemblent à des pommes d’or. Si un ennemi verse du poison dans ces coupes elles deviennent comme des pommes d’argent. Dans un coffret incrusté d’ambre j’ai des sandales incrustées de verre. J’ai des manteaux qui viennent du pays des Sères et des bracelets garnis d’escarboucles et de jade qui viennent de la ville d’Euphrate. . . Enfin, que veux-tu, Salomé? Dis-moi ce que tu désires et je te le donnerai. Je te donnerai tout ce que tu demanderas, sauf une chose. Je te donnerai tout ce que je possède, sauf une vie. Je te donnerai le manteau du grand prêtre. Je te donnerai le voile du sanctuaire.—Salomé.