Que peux-tu me reprocher? Je ne me propose pas de te rendre sensible.[153]
SILVIA, à part.
I1 ne faudroit pas s'y fier.
DORANTE.
Et que pourrois-je espérer en tâchant de me faire aimer? Hélas! quand même j'aurois ton coeur.
SILVIA.
Que le Ciel m'en préserve! Quand tu l'aurois, tu ne le saurois pas, et je ferois si bien que je ne le saurois pas moi-même. Tenez, quelle idée il lui vient là!
DORANTE.
Il est donc bien vrai que tu ne me hais, ni ne m'aimes, ni ne m'aimeras?