Comment, morbleu! il y a déjà un ton de jalousie dans ce que tu me réponds! Modère-toi un peu. Eh bien! Tu me disois qu'en supposant que Lisette eût du goût pour toi… Après?

DORANTE.

Pourquoi faudroit-il que vous le sussiez, Monsieur?

MARIO.

Ah! le voici: c'est que, malgré le ton badin que j'ai pris tantôt, je serois très fâché qu'elle t'aimât; c'est que, sans autre raisonnement, je te défends de t'adresser davantage à elle, non pas, dans le fond, que je craigne qu'elle t'aime: elle me paroît avoir le coeur trop haut pour cela; mais c'est qu'il me déplaît, à moi, d'avoir Bourguignon pour rival.

DORANTE.

Ma foi, je vous crois: car Bourguignon, tout Bourguignon qu'il est, n'est pas même content que vous soyez le sien.

MARIO.

Il prendra patience.

DORANTE.