MARTON.
Monsieur Dorante, Madame vous attend.
ARAMINTE.
Venez, Monsieur; je suis obligée à monsieur Remy d'avoir songé à moi. Puisqu'il me donne son neveu, je ne doute pas que ce ne soit un présent qu'il me fasse. Un de mes amis me parla avant-hier d'un intendant qu'il doit m'envoyer aujourd'hui; mais je m'en tiens à vous.
DORANTE.
J'espère, Madame, que mon zèle justifiera la préférence dont vous m'honorez, et que je vous supplie de me conserver. Rien ne m'affligeroit tant à présent que de la perdre.
MARTON.
Madame n'a pas deux paroles.
ARAMINTE.
Non, Monsieur; c'est une affaire terminée, je renverrai tout.[28] Vous êtes au fait des affaires, apparemment; vous y avez travaillé?