Paris, le 12 Avril 1856.
Madame et très chère Sœur,—Votre Majesté m'a fait grand plaisir en me disant qu'elle était satisfaite de la conclusion de la paix, car ma constante préoccupation a été, tout en désirant la fin d'une guerre ruineuse, de n'agir que de concert avec le Gouvernement de votre Majesté. Certes je conçois bien qu'il ait été désirable d'obtenir encore de meilleurs résultats, mais était-ce raisonnable d'en attendre de la manière dont la guerre avait été engagée? J'avoue que je ne le crois pas. La guerre avait été trop lentement conduite par nos généraux et nos amiraux et nous avions laissé le temps aux Russes de se rendre presque imprenables à Cronstadt comme en Crimée. Je crois donc que nous aurions payé trop chèrement sous tous les rapports les avantages que nous eussions pu obtenir. Je suis pour cette raison heureux de la paix, mais je suis heureux surtout que notre Alliance sorte intacte des conférences et qu'elle se montre à l'Europe aussi solide que le premier jour de notre union. (Je prie le Prince Albert de ne pas être jaloux de cette expression.)
Nous avons appris avec la plus vive satisfaction que les projets que votre Majesté avait conçus pour le bonheur de la Princesse Royale allaient bientôt se réaliser. On dit tant de bien du jeune Prince Frédéric Guillaume que je ne doute pas que votre charmante fille ne soit heureuse. L'Impératrice, qui attend avec impatience le moment de pouvoir écrire à votre Majesté, a été bien touchée de votre aimable lettre. Vers le commencement de Mai nous irons à St Cloud où votre souvenir nous y accompagne toujours, car ces lieux nous rappellent le séjour de votre Majesté et nous faisons des vœux pour qu'un si heureux événement puisse se renouveler.
Je prie votre Majesté de me rappeler au souvenir du Prince Albert et de recevoir avec bonté l'assurance des sentiments de respectueuse amitié avec lesquels je suis, de votre Majesté, le dévoué Frère et Ami,
Napoléon.
Queen Victoria to Viscount Hardinge.
Buckingham Palace, 21st April 1856.
The Queen has heard from Colonel Phipps that Lord Hardinge is most anxious for her sanction to the paper submitted yesterday, if even as merely a temporary measure, before the mail goes this evening, as all the shipping at Balaklava is waiting for it. She hopes Lord Hardinge will see how inconvenient and unpleasant it must be to the Queen to have important matters submitted at such short notice that they cannot even be discussed by her without detriment to the public service, and trusts that she may not again be placed in a similar position. She has now signed the paper, but only as a temporary measure, and upon the understanding that Lord Hardinge will submit to her, between this and the next mail, the arrangements which are now wanting.
She has also signed the proposal about Canada, but must express her conviction that General Le Marchant,25 as Civil Governor of the Colony, cannot possibly attend to the command of the Brigade, which ought to have a distinct Commander. There may be Artillery in Canada, but is it horsed? and in Batteries?
We are rapidly falling back into the old ways!