Lord Cowley connaît les points de vue auxquels j'envisage les questions qui forment l'objet ou le prétexte des divergences d'opinion qui subsistent entre nous et la France; il sait aussi que nous sommes disposés à contribuer à leur solution dans l'esprit le plus conciliant, en tant qu'on n'exige pas de nous des sacrifices que ne saurait porter aucune Puissance qui se respecte. Je forme des vœux pour que votre Majesté puisse tirer parti des élémens que Lui apportera son Ambassadeur, dans l'intérêt du maintien de la paix que nous avons également à cœur.
Mais quelles que soient les chances et les épreuves que l'avenir nous réserve, j'aime à me livrer à l'espoir que rien ne portera atteinte aux rapports d'amitié et d'union que je suis heureux de cultiver avec votre Majesté, et que Ses sympathies seront acquises à la cause que je soutiens et qui est celle de tous les États indépendans.
C'est dans ces sentimens que je renouvelle à votre Majesté l'assurance de l'amitié sincère et de l'inaltérable attachement avec lesquels je suis, Madame et chère Sœur, de votre Majesté, le bon et dévoué frère et ami,
François Joseph.
Queen Victoria to the Earl of Malmesbury.
A PROPOSED CONFERENCE
20th March 1859.
The Queen has received Lord Malmesbury's letter21 written before the Cabinet yesterday. The Memorandum of Lord Cowley and the telegrams from Vienna give better hopes of the idea of Congress or Conference leading to a good result. Everything will now depend upon the Emperor Napoleon's acceptance of the conditions on which Austria is willing to agree to a Conference. The Queen would like to have a copy of Lord Cowley's memorandum.22
Footnote 21: Lord Cowley had returned from his mission to Vienna, and was now again at Paris. The complexion of affairs had been changed by a suggestion on the part of Russia (which may or may not have been ultimately prompted from Paris) for a Conference between England, France, Austria, Prussia and Russia, to settle the Italian Question. Cavour pressed for the admission of Piedmont to the Conference.
Footnote 22: Lord Malmesbury's letter to Lord Cowley, written immediately after the Cabinet, enjoined him to impress upon the Emperor that England would only address herself to the four points—evacuation of the Roman States by foreign troops, reform, security for Sardinia, and a substitute for the treaties of 1847 between Austria and the Duchies.