D. Parlez de la main d’Epondo?

R. Je ne puis que répéter ce qu’Epondo même m’a raconté. Il m’a dit que dans les Bangala, il était allé à la chasse au sanglier avec un camarade, dont il ne me dit pas le nom. Celui-ci blessa un sanglier et il voulut l’attraper par les oreilles, mais le sanglier le mordit si fortement qu’une main tomba, après gangrène.

D. Pourquoi les indigènes d’Ekanza et Bosunguma accusent-ils Kelengo?

R. Pour ne pas faire de caoutchouc. Kelengo est sentinelle de caoutchouc. Les indigènes n’aiment pas de faire du caoutchouc et ont décidé, sachant que les Anglais étaient là, de leur dire un mensonge dans l’espoir de ne plus faire de caoutchouc.

D. Étiez-vous présent lorsque le Consul Anglais interrogeait les indigènes?

R. Non, j’étais dans la forêt.

D. Lorsque le Consul Anglais fut parti, qu’est-ce que disaient entre eux les indigènes?

R. “Maintenant, c’est bien. Maintenant qu’il croit qu’on m’a coupé la main, nous ne ferons plus de caoutchouc; nous ne ferons que la kwanga.”

D. Avez-vous entendu dire que Kelengo avait tué un homme et coupé la main à deux autres parce qu’on refusait de lui donner une antilope qu’on avait tuée?

R. C’est ce qu’on est allé raconter aux Anglais, mais c’est un mensonge.