R. Ils ne veulent pas faire le caoutchouc et sont allés dire des mensonges aux Anglais dans l’espoir de ne pas faire de caoutchouc, et quand les Anglais sont partis, ils disaient: “Maintenant, c’est bien. Maintenant plus de caoutchouc. Seulement la kwanga.” J’ai entendu ces expressions plusieurs fois. Kelengo n’a pas amarré la femme de Sandjo, ni tué personne. L’histoire de l’antilope est un mensonge. Je ne connais pas Ilungo.

D. Êtes-vous au courant du complot des indigènes pour aller dire des mensonges aux missionnaires?

R. Oui; j’ai entendu les indigènes se plaindre qu’ils travaillaient beaucoup pour rien, que les Chefs s’emparaient des mitakos que les blancs payaient pour la récolte du caoutchouc; enfin, qu’ils mouraient de faim. Ils ajoutaient qu’ils avaient réclamé plusieurs fois inutilement et qu’ils allaient essayer si, par l’intermédiaire des Anglais, qui étaient très puissants, ils pouvaient obtenir de changer leur sort. Et ils disaient: “Allons, allons vite, vite chez les Anglais; allons dire que Kelengo coupe les mains.”

D. Avez-vous entendu ces mots?

R. Oui; je les ai entendus parfaitement.

Dont procès-verbal lu et signé, hors le témoin illettré.

Le Substitut,
(Signé) BOSCO.

Après comparaît Bangwala, d’Ikandja, qui, interrogé, après serment, déclare:—

* * * * * * * *

D. Parlez maintenant de la main d’Epondo.