To the younger generation Verlaine represented not only a great poet, but to them he was also the regenerator of French lyric poetry. The legend that Verlaine consciously changed poetic valuations is entirely due to a single poem, the “Art Poétique.” It is absolutely necessary to quote it, because on the one hand it is characteristic of Verlaine's instinct concerning his own work, and because on the other hand it is the basis of all the formulas which became dogmas among the verse jugglers. (An English translation of this poem is given on [page 90].)

“De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui, qui pèse ou qui pose.

“Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise:
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.

“C'est des beaux yeux derrière les voiles,
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est, par un ciel d'automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles!

“Car nous voulons la Nuance encore,
Pas la Couleur, rien que la nuance!
Oh, la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor!

“Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux d'Azur
Et tout cet ail de basse cuisine!

“Prends l'éloquence et tords-lui son cou!
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie,
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où?

“Oh! qui dira les torts de la Rime?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime?

“De la musique encore et toujours!
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.

“Que ton vers soit la bonne aventure
Éparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym ...
Et tout le reste est littérature.”