Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant!

Rome, qui t’a vu naître et que ton cœur adore!

Rome, enfin, que je haïs, parce qu’elle t’honore!

Puissent tous ses voisins, ensemble conjurés,

Sapper ses fondemens encore mal assurés;

Et, si ce n’est assez de toute l’Italie,

Que l’Orient, contre elle, à l’Occident s’allie!

Que cent peuples unis, des bouts de l’univers

Passent, pour la détruire, et les monts et les mers;

Qu’elle-même sur soi renverse ses murailles,