[3] Lettre d'un Relieur Francais à un Bibliographe Anglais; à Paris, de l'Imprimerie de Crapelet, 1822, 8vo. p.p. 28.
[4] It is a little curious that M. Lesné has not been singular in this supposition. My amiable and excellent friend M. Schweighæuser of Strasbourg had the same notion: at least, he told me that the style of the Tour very frequently reminded him of that of Sterne. I can only say--and say very honestly--that I as much thought of Sterne as I did of ... William Caxton!
[5] Copious as are the above quotations, from the thoroughly original M. Lesné, I cannot resist the risking of the readers patience and good opinion, by the subjoining of the following passage--with which the brochure concludes. "D'après la multitude de choses hasardées que contient votre Lettre, vous en aurez probablement recu quelques unes de personnes que vous aurez choquées plus que moi, qui vous devrais plutôt des remercimens pour avoir pris la peine de traduire quelques pages de mon ouvrage; mais il n'en est pas de même de bien des gens, et cela ne doit pas les engager à être autant communicatif avec vous, si vous reveniez en France. Je souhaite, dans ce dernier cas, que tous les typographes, les bibliothècaires, les bibliognostes, les bibliographes, les bibliolathes, les bibliomanes, les biblophiles, les bibliopoles, ceux qui exercent la bibliuguiancie et les bibliopégistes même, soient pour vous autant de bibliotaphes; vous ne seriez plus à même de critiquer ce que vous sauriez et ce que vous ne sauriez pas, comme vous l'aviez si souvent fait inconsidérément:
Mais tous vos procédés ne nous étonnent pas,
C'est le sort des Français de faire DES INGRATS;
On les voit servir ceux qui leur furent nuisibles;
Je crois que sur ce point ils sont incorrigibles.
Je vous avouerai cependant que je suis loin d'être fâché de vous voir en agir ainsi envers mes compatriotes: je désirerais que beaucoup d'Anglais fissent de même; cela pourrait désangliciser ou désanglomaniser les Français. Vous, Monsieur, qui aimez les mots nouveaux, aidez-moi, je vous prie, à franciser, à purifier celui-ci. Quant à moi
Je ne fus pas nourri de Grec et de Latin,
J'appris à veiller tard, à me lever matin,
La nature est le livre où je fis mes études,
Et tous ces mots nouveaux me semblent long-temps rudes;
Je trouve qu'on ne peut très bien les prononcer
Sans affectation, au moins sans grimacer;
Que tous ces mots tirés des langues étrangères,
Devraient être l'objet de critiques sévères.
Faites donc de l'esprit en depit du bon sens,
On vous critiquera; quant à moi j'y consens.
Je terminerai cette longue Lettre de deux manières: à l'anglaise, en vous souhaitant le bon jour ou le bon soir, suivant l'heure à laquelle vous la recevrez; à la française, en vous priant de me croire,
Monsieur,
Votre très humble serviteur,
LESNÉ.