On receipt of your Lordship’s letter, I made immediate enquiry at the Transport Board into the circumstances of the case of the Bishop of Moulins. I enclose the answer of Sir Rupert George, for your Lordship’s information, and am sorry to find that the conduct of the Bishop of Moulins has not been such as to justify a repetition of the indulgences which have heretofore been extended to him. I have the honour to be, my Lord,

Your Lordship’s

Most Humble and obedient Servant,

Mulgrave.

To the Earl Fitzwilliam.

VII

Bishop of Moulins to Earl Fitzwilliam

Mylord,

C’est à votre âme généreuse et bienfaisante qu’il appartient de sentir tout ce que j’éprouve, privé de tout secours, de toutes consolations, plongé dans le malheur depuis près de vingt ans, la providence m’a conduit à Stilton pour y trouver dans vous, ce que je n’aurois jamais osé espérer, sans aucun mérite, sans aucun titre, auprès de vous, vous seul avés daigné me servir de consolation, d’appui, et me procurer des secours, que je n’aurois jamais cru devoir attendre. Il n’est ici question ni de phrases, ni de tournures Françoises, que ne puissiés vous lire dans mon cœur, vous y verriés tout ce qu’il sent, et de quelle reconnoissance il est pénétré. Vous avés la bonté de vous intéresser à ma santé: elle a été bien misérable depuis que je n’ai eu l’honneur de vous voir, les accidents de sang auxquels je suis sujet m’ont fort fatigué; ces deux derniers jours-ei j’ai été extrêmement souffrant, comme depuis longues années, je suis accoutumé à souffrir, cela ne m’empêche pas de continuer ma besogne comme à l’ordinaire, et bien certainement, cela ne m’empêchera pas de profiter de vos bontés, et de vous aller faire ma cour à Milton, le jour que vous m’indiquerés; le désir que Monsieur votre fils veut bien avoir de faire connaissance avec moi me flatte au delà de tout ce que je puis vous exprimer, et il sera bien heureux pour moi d’être à portée en lui rendant mes hommages de lui exprimer tout ce que je sens et tout ce dont je suis redevable au père qu’il a le bonheur d’avoir, et qui en est devenu un pour moi. A l’exception des dimanches, et du jeudi et du vendredi de la Semaine Sainte, c’est à dire de celle qui précède la fête de Pâques, tous les jours, où vous daigneriés me proposer de venir à Milton seront libres pour moi, parce que je puis m’arranger pour que vers les trois heures ou trois heures et demie après je puisse être libre.

Je ne saurois vous dire, Milord, combien je suis touché de toutes les démarches que vous avés eu la bonté de faire pour me procurer un jeune prisonnier pour me servir de domestique, ce que j’ai souffert dans ces derniers temps m’a encore plus prouvé combien il étoit nécessaire d’avoir auprès de moi quelqu’un pour me servir. Je désire bien que les démarches que vous avés daigné faire ne soient pas sans succès, c’est à vous, si la chose réussit que j’en serai uniquement redevable, et dès lors j’en sentirai doublement le poids. J’ose dire qu’il y avoit une véritable injustice à m’en refuser un, car, indépendamment de ce qu’on n’avoit pas le droit à ce que je crois, de m’ôter celui qui j’avois d’après le passeport qui avoit été donne, je puis certifier que les raisons qu’on a mises en avance pour le faire rentrer dans la prison, et surtout celle qu’on a alléguées d’avoir introduit de la paille dans les prisons, est dénuée de toute vérité, et à l’égard de cette dernière raison qui n’est aujourd’hui mise en avant que pour la première fois, je crois pouvoir répondre que l’accusation est absolument fausse. Mais comme je ne reviens pas sur le passé si l’on m’en accorde un autre par votre protection, j’en aurois une vraie satisfaction, car je suis réellement malheureux, dans la position où je me trouve, de n’avoir personne pour me servir.