CORRESPONDENCE REFERRING TO THE BISHOP OF MOULINS, LORD FITZWILLIAM, SIR RUPERT GEORGE, LORD MULGRAVE, AND THE BISHOP, THE LATTER ADDING A BRIEF AUTOBIOGRAPHY
CONTENTS | ||
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I. | Bishop of Moulins to EarlFitzwilliam, 21st March1808 | |
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II. | The Note enclosed in theBishop’s Letter, being aNarrative of his Experiences, from theDate of Nomination to the See of Moulins to that of his taking uphis Residence at Stilton | |
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III. | Draft of Portion of LordFitzwilliam’s Reply to the Bishop | |
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IV. | Bishop of Moulins to EarlFitzwilliam, 27th March1808 | |
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V. | Mr. Commissioner Rupert George toCaptain Moorsom, Secretary to LordMulgrave, 19th March 1808 | |
VI. | Lord Mulgrave (Admiralty) to LordFitzwilliam, 21st March1808 | |
VII. | Bishop of Moulins to EarlFitzwilliam, 3rd April 1808 | |
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VIII. | Lord Mulgrave to EarlFitzwilliam, 6th April 1808 | |
IX. | Bishop of Moulins to EarlFitzwilliam, 7th April 1808 | |
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X. | Passport of Jean Baptiste David Ireferred to in the Bishop’s Letters | |
I
The Rt. Rev. Stephen John Baptist de Galois de la Tour, Bishop-designate of Moulins, to the Rt. Hon. William, 4th Earl Fitzwilliam.
Mylord,
Vous exprimer combien j’ai été touché de vos bontés et de l’accueil que vous avez daigné me faire me seroit impossible. Permettés moi de vous offrir le juste hommage de ma reconnoissance. Depuis vingt ans bientôt que tous les genres de malheurs n’ont cessé de m’accabler, j’ose dire que c’est à vous seul que je suis redevable d’avoir pu les oublier un instant, et depuis ces vingt années les heures que j’ai passées à Milton sont bien les plus heureuses que je puisse compter, ce n’est point ici ni compliment ni phrase, le cœur seul parle dans ce moment et c’est le seul hommage qui puisse vous plaire et qui soit digne de vous, je n’ai point osé vous parler, Mylord, de tous les sentiments qui m’ont fait éprouver la bienfaisance et la noblesse avec lesquelles vous avez daigné venir à mon secours sur ma première demande et sans que j’eusse l’honneur d’être connu de vous j’aurois craint de blesser votre délicatesse—j’ai encore moins osé vous faire connoître tout le malheur de ma position actuelle, mais je vous l’avoue, Mylord, en vous voyant, j’ai tout à la fois été pénétré de respect et de confiance. Je ne puis vous dire ce que j’ai éprouvé, il n’appartient qu’à un cœur tel que le vôtre de pouvoir le juger: j’ai tout perdu—fortune—amis—famille. Il ne me reste que l’honneur, en vous j’ai cru tout retrouver. Pardonnés, Mylord, cet excès de franchise et de liberté, je joins ici une note dont je vous supplie de faire lecture; daignés y donner quelqu’ attention; elle est tout à la fois importune et indiscrette, mais elle ne sauroit vous blesser. Le malheur a des droits sur une âme aussi grande et aussi élevée que la vôtre, et elle pardonne l’importunité et l’indiscrétion. La grâce que j’implore de vous par dessus toutes les autres, Mylord, c’est que cette note ne me fasse point tort auprès de vous; soit que vous daigniés y avoir quelqu’ égard, soit que vous la rejettiés ne me privés pas de vos bontés quoique je n’aye aucun titre pour y prétendre; permettés moi d’espérer que l’excès de liberté que j’ose prendre ne m’en privera pas. Tout chés vous et dans vous m’a persuadé que je trouvois un père, un bienfaiteur.
J’ai l’honneur d’être avec respect,
Mylord,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
L’Evêque de Moulins.