(Signé) Strandtman.

No. 22.

L'Ambassadeur en Angleterre an Ministre des Affaires Etrangères.

(Télégramme). Londres, le 12/25 Juillet 1914.

Grey a dit à l'Ambassadeur d'Allemagne qu'à son avis la mobilisation autrichienne devait entraîner la mobilisation de la Russie, qu'alors surgirait le danger aigu d'une guerre générale et qu'il ne voyait qu'un seul moyen pour une solution pacifique: qu'en présence des mobilisations autrichienne et russe, l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Angleterre s'abstiennent d'une mobilisation immédiate et proposent tout d'abord leurs bons offices. Grey m'a dit que ce plan nécessitait avant tout l'agrément de l'Allemagne et l'engagement de cette Puissance de ne pas mobiliser. En conséquence il a adressé tout d'abord à Berlin une question à ce sujet.

(Signé) Benckendorff.

No. 23.

Le Ministre des Affaires Etrangères à l'Ambassadeur en Italie.

(Télégramme). St. Pétersbourg, le 13/26 Juillet 1914.

L'Italie pourrait jouer un rôle de tout premier ordre en faveur du maintien de la paix, en exerçant l'influence nécessaire sur l'Autriche et en adoptant une attitude nettement défavorable au conflit, car ce dernier ne saurait être localisé. Il est désirable que vous exprimiez la conviction qu'il est impossible pour la Russie de ne pas venir en aide à la Serbie.